Top 100 des films documentaires

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Notre sélection de documentaires à voir gratuitement

Voici les 100 films documentaires sélectionnés par KuB que vous pouvez regarder gratuitement et légalement en ligne. Cette liste sera régulièrement mise à jour, avec des nouveautés chaque semaine, vous pourrez ainsi voir des centaines de documentaires sur KuB !

Documentaire #1 Les Glénans, une certaine idée de la mer

Les Glénans, une certaine idée de la mer est un documentaire en streaming qui retrace une aventure maritime unique en son genre, et connue dans le monde entier : une école de voile comme école de la vie.

L’Archipel des Glénans, au large de Concarneau, est devenu à la sortie de la seconde guerre mondiale un lieu de ressourcement pour les anciens résistants. Le documentaire de Clarisse Feletin propose un regard à la fois historique et sociétal sur ce coin de Bretagne sauvage et authentique qui a vu naître ce premier centre de voile, suivi depuis par bien d’autres en Bretagne Nord ou en Corse par exemple. Venus du monde entier, des jeunes et des moins jeunes effectuent des stages de voile, apprivoisent les éléments et repartent avec une autre idée d’eux-mêmes. Ils nous livrent leurs témoignages.

Documentaire #2 Avec mes abeilles

Le film documentaire d’Anne Burlot et Glenn Besnard Avec mes abeilles retrace l’histoire de notre lien si particulier avec les abeilles. Ouvrières au modèle social éprouvé, les abeilles inspirent l’homme depuis toujours, au-delà de leur production de miel et de cire. Mais qu’est ce qui sous-tend cette relation unique ? Quel est le contrat moral passé entre les habitantes de la ruche et l’apiculteur pour cohabiter ?

Ce documentaire en streaming contourne la dramatique question écologique de la disparition des abeilles sans jamais l’éviter, et propose le témoignage de trois apiculteurs, en Bretagne, à Belle-Île en Mer et à Paris. Anne Burlot les interviewe et ils nous livrent leurs questionnements avec justesse et conviction. Tous ont en commun d’être épris de la majesté des abeilles et fascinés de leur rencontre avec elles. Avec pédagogie et douceur, la réalisatrice filme la nature environnante, ces travailleuses qui attisent notre gourmandise et les hommes et femmes qui apprivoisent leurs mouvements. Le film fait la part belle au son : du bourdonnement des essaims d’abeilles aux morceaux composés par Glenn Besnard, la musicalité des ruches et des chants grégoriens enregistrés pour l’occasion accompagne notre regard et nous plonge dans une expérience presque spirituelle.

Documentaire #3 Au pied de la lettre

Avec Au pied de la lettre, Mariane Bressy livre un film documentaire intime : Gérard, 50 ans, sait enfin lire et écrire. Toute sa vie, il a caché un mal invisible qu’il pensait incurable, un handicap quotidien dans ses relations sociales et professionnelles : l’illettrisme.

Il partage son histoire et son témoignage est poignant. De notre empathie à son égard naît une question indignée : comment l’illettrisme peut-il aujourd’hui concerner un homme qui travaille, qui possède sa maison, qui vit avec sa famille ? Gérard n’ira jamais au CP, il fredonne pourtant dès les premiers instants du documentaire, à la façon de Renaud, qu’il était loin d’être un âne. Dès ce moment-là, son chemin l'éloignera de l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Sans pathos, le film pose un regard instructif sur le rejet et le combat d’un homme pour reconquérir à la fois son estime et le monde. Ne pas maîtriser la langue, c’est être étranger à soi, être dans l’impossibilité de transmettre, c’est ne pas pouvoir penser en couleurs. Le portrait de Gérard est tout en finesse, l’homme émeut par sa complexité, sa volonté farouche de devenir un autre et ses tentatives pour mettre la peur à distance. Mariane Bressy tend un miroir à un Gérard usé et pourtant si vaillant. Entre eux se tissent une relation de confiance et de confidence auquel nous sommes invités à prendre part, le temps d’un film qui met en relief une vérité difficile à admettre : 2,5 millions de français sont aujourd’hui concernés par l’illettrisme.

Documentaire #4 Ce qui se joue la nuit

La liste des artistes et groupes de rock propulsés par les Trans Musicales de Rennes introduit le film documentaire de Damien Stein qui a suivi, pendant une année, Jean-Louis Brossard, programmateur du festival depuis 1979. Les têtes d’affiches forcent l’admiration : Nirvana, Bon Iver, les Foo Fighters, Beck, Stromae, Björk, Portishead... À chaque édition, une sélection exigeante et avant-gardiste pour un amoureux du rock et de l’humanité comme il se définit lui-même.

Jean-Louis Brossard épaulé de son acolyte Béatrice Macé, tisse depuis près de 40 ans une relation complice et intime avec les artistes qu’il place sur le devant de la scène rock. Damien Stein se ballade avec énergie entre archives télévisuelles, images de concerts et interviews. Et cette silhouette, de dos, Jean-Louis Brossard, cigarette à la main et visage souriant, qu’il suit partout avec ferveur. Les artistes comme le programmateur se livrent avec une joie décomplexée dans un documentaire en streaming vivant, sous les lumières des projecteurs, dans un fracas de sons live.

Documentaire #5 Le vide dans la maison

Avec son documentaire Le vide dans la maison, Sylvain Bouttet filme un couple et dresse le portrait d’une histoire d’amour : Henriette est atteinte de la maladie d’Alzheimer et réside dans un centre spécialisé, dans le Finistère. Yves, lui, a toute sa tête, et il vit désormais seul dans leur maison. Le documentaire retrace leurs instants d’échanges, fugaces, précieux, des bouts de vie, un puzzle dont les pièces disparaissent progressivement et pour toujours. Un témoignage entre la vie et la mort.

En filigrane, c’est un documentaire de société qui se dessine : d’ici à 2028, 5 millions de français auront plus de 85 ans. Combien seront alors atteints de la maladie d’Alzheimer ? Comment seront- ils pris en charge et accompagnés ? Dans quelles structures ? Avec quel coût pour leurs familles ?

#6 à #40 35 films documentaires sur l'amour et le corps féminin

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Documentaire #41 Cochon qui s’en dédit

Jean-Louis Le Tacon, influencé par le travail de Jean Rouch, et par le cinéma de Buñuel et de Pasolini réalise avec Cochon qui s’en dédit en 1979 un pamphlet cruel sur l’élevage de porcs. Loin de la tradition du film documentaire militant de l’époque, le réalisateur alors étudiant en ethnographie propose une œuvre qui oscille entre réalisme et onirisme.

Tourné en Super 8, le film dépeint un système agro-industriel capitaliste en plein essor qui laisse sur le carreau les éleveurs et leurs familles. Il suit Maxime, éleveur breton. Un documentaire anthropologique qui fait scandale immédiatement. Les scènes sont d’une violence rare et amènent le spectateur à la limite de l’écœurement : le geste robotisé et sans âme de Maxime quand il nourrit ses porcs dans une ambiance sonore assourdissante ; les interviews de l’éleveur face caméra entrecoupées d’images où un chien dévore la tête décapitée d’un cochon, les travelings montrant des porcs à l’agonie ou gisant, morts, sur le sol de la porcherie ; les séquences de nettoyage des sols et cette voix épuisée « Y a toute cette merde qui n’en finit jamais de se décoller » avec l’éleveur pulvérisant son jet d’eau comme d’autres tiendraient une arme. On nage en plein cauchemar. Un témoignage édifiant qui résonne avec une actualité qui dure.

Documentaire #42 Jon face aux vents

Le titre de ce documentaire tourné au cœur du cercle Arctique a des accents de conte de Noël venu d’une Scandinavie tantôt hostile, tantôt magique. Le réalisateur, Corto Fajal, inspiré par les grands espaces, filme pendant une année la vie de Jon, éleveur de rennes mi-Sami, mi-Suédois.

Prédestiné à une vie moderne confortable et matérialiste, l’homme blond aux yeux bleus, part sur les traces de ses ancêtres Samis, et devient finalement éleveur de rennes. Maintes fois primé, ce documentaire en langue sami balance entre testament anthropologique, essai pour une vie simple dénuée de rapports de domination, et militantisme écologique, les Sami et leurs rennes vivant quotidiennement les ravages du réchauffement climatique. Corto Fajal et sa caméra captent avec justesse le rapport de l’homme à la bête, à la nature, à sa communauté et livrent des images d’étendues sauvages immenses et désertes.

Documentaire #43 Le gang des DS

Le film documentaire d’Antoine Garrec, électron libre de la création musicale et audiovisuelle, est comme une bonne recette de cuisine : vous auriez beau disposer des ingrédients, des quantités et des outils adaptés, vous ne pourriez jouir du résultat gourmand escompté là où le chef vainement copié y parvient avec décontraction. Documentaire ? Fiction ? Clip ? Reconstitution historique ? Docufiction ? Film d’archives ? Ne cherchons pas à trancher : Le gang des DS est un objet protéiforme, inclassable, qui mixe les genres et brouille les pistes tout en proposant une sincère investigation.

Pont L’Abbé, 1970. Un gang de conducteurs de DS aurait tiré des coups de feu dans les vitrines des commerçants. D’interviews croustillantes en recherches tout azimut, 30 ans après, le fils du tenancier du bar / restaurant / boulangerie (on vous a dit qu’on mélangeait les genres), alias Antoine Garrec, bigouden au pays des bigoudens plonge avec délice et facéties dans une enquête suite à une rencontre dans le village. La conviction qui anime le film est audacieuse de justesse : on peut tout raconter au cinéma, pourvu que l’histoire soit bonne et que le récit l’incarne au mieux. Ici, qu’importe si le réel auquel aspire Antoine Garrec tire son existence des mémoires écornées des habitants ou d’une mythologie bravache.

#44 à #65 22 documentaires sur l'éducation et les vacances

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Documentaire #66 Le soldat de boue

Le film documentaire de Hubert Budor trace le portrait d’un homme que tout prédestinait à croquer et peindre la vie avant que la première guerre mondiale ne vienne tout bousculer.

1914. Après le centre maritime de Roscoff où Mathurin Méheut a dessiné la faune et la flore avec délicatesse, le voici au Japon, financé par une bourse, avec sa femme Marguerite. Mais la guerre éclate entre la France et l’Allemagne. Mathurin Méheut rentre au pays pour devenir soldat. Il se retrouve en première ligne à Arras et découvre la mort, la faim, la boue, les cris, l’horreur des tranchées. Pour survivre, il dessine avec le matériel que sa femme peut lui faire parvenir. Et il écrit sans interruption ou presque. Une correspondance avec sa femme et sa fille que le film met à l’honneur. D’archives photographiques et filmiques en croquis et correspondance personnelle, Le soldat de boue présente avec application le travail de Mathurin Méheut. Le réalisateur montre notamment dans ce documentaire en streaming comment cette guerre aura marqué le trait et le parcours de l’artiste : à la fin du conflit, Mathurin Méheut, initialement fasciné par la faune et la flore, placera toujours l’humain au centre de son travail.

Documentaire #67 Nous n’irons plus à Varsovie

Gérard Alle, co-auteur et réalisateur de Nous n’irons plus à Varsovie rencontre Zbigniev Metanomski, alias Georges, à une soirée. Ils discutent et Gérard Alle propose à Sylvain Bouttet, réalisateur de documentaires d’embarquer dans son aventure : filmer Georges et sa femme, Mitoune, dans leur maison de Douarnenez.

Le documentaire retrace le parcours hors du commun d’un homme qui a grandi dans le ghetto de Varsovie. Adolescent au physique aryen, le polonais d’origine juive devient messager pour les agents doubles. Il côtoie les gradés nazis. Puis s’échappe. Il commence ses études à la sortie de la guerre ; il devient spécialiste de la relativité et collabore notamment aux côtés d’Einstein, il écrit des romans et nouvelles. Sa vie le mène dans plusieurs pays où il occupera diverses professions... Les réalisateurs suivent avec patience le discours de l’homme à l’accent. La caméra déambule dans la maison de Georges et Mitoune. À table, ou dans un vieux fauteuil, Georges se livre sous le regard complice de sa femme. Ensemble, ils évoquent la vie sous toutes ses formes : le respect du vivant, de la nature, de l’humain. Les affres de l’existence aussi, mais avec sagesse et humour. Le temps semble s’étirer dans cette vieille maison dont les réalisateurs ont réussi à capter l’âme, les vagabondages des chats, et la peinture qui s’écaille. Un témoignage à la valeur historique et philosophique indéniable.

ESPACE PARTICIPATIF