12 films sur le thème de l'environnement

1 Avec mes abeilles macro

Le vent de l’écologie souffle sur l’Europe. Le réchauffement climatique et la dégradation de l’environnement préoccupent les artistes qui deviennent les parangons du respect de la nature, dénonciateurs de l’effondrement de la biodiversité, de la pollution des océans, des méfaits de l’agro-industrie avec notamment l’usage intensif de pesticides. La réduction des déchets, la préservation de la faune et de la flore passent avant la pêche industrielle et la fièvre consumériste, le respect des populations indigènes passe avant le tourisme de masse… Autant de combats relatés au travers des œuvres qui sont à redécouvrir sur KuB.

Parcelle 808

Un champ d’un hectare – la parcelle 808 de Plogastel-Saint-Germain – voilà le sujet unique du film-essai d’Erwann Babin ! Le plasticien plante sa caméra au cœur de la nature comme s’il s’agissait d’un outil agricole. Elle s’intègre au champ et assiste impassible aux déambulations parfois étranges de l’artiste dans une nature omniprésente qui interpelle tous les sens du spectateur.

Halte à la vie trépidante et stressante ! Dans Parcelle 808, vous êtes soumis au rythme lent du temps qui passe, des saisons qui se succèdent les unes après les autres, des allées et venues d’insectes et d’animaux qui peuplent le champ. La nature est érigée au rang d’héroïne, chaque élément qui la compose pouvant faire l’objet d’une mise en valeur particulière : le bruit du vent, les impacts de l’eau sur le sol, le bourdonnement d’un insecte, le museau d’un animal contre la caméra, une nichée, … Une immersion totale au cœur d’un environnement végétal à expérimenter ici !

Avec mes abeilles

Dans ce film d’Anne Burlot et Glenn Besnard, on réapprend à observer sereinement les abeilles ! La peur de la piqûre s’estompe peu à peu au fil des ralentis majestueux qui transforment le va-et-vient des abeilles en un véritable ballet. Une fascination s’installe progressivement décuplée par les témoignages de trois passionnés du monde des abeilles, des apicultures aux origines diverses : Richard, le professionnel qui exerce à Belle-Ile-en-mer, la parisienne Anne-Françoise et son approche très pédagogique et Louis-Joseph, le sexagénaire de Plouharnel.

Véritable contemplation de la communauté des abeilles, ce documentaire se veut philosophique. Il pose la question du rapport de l’humain à la nature. Au-delà du miel et de la cire, que peut apporter l’essaim d’abeille, son organisation interne unique ? Un instinct de protection de l’environnement ? Une conscience écologique ? Laissez la majesté des abeilles et les mille subtilités de leur bourdonnement vous envouter et vous sensibiliser à la beauté de la planète et de ses plus petits habitants en consultant la page dédiée au film !

Sous le Cyan - Ladylike Lily

Dans le clip d’Oriane Marsili, les méduses font le spectacle sous forme d’ombres noires délicatement ciselées. Au travers de simples marionnettes d’ombres, ces créatures marines mal aimées se parent d’une poésie tendre et hypnotisante qui nous envoute irrémédiablement. Le cyan, la couleur phare du clip, n’est pas étranger à cet abandon totale au cœur de la faune marine. Le mythe de la Méduse nous ensorcelle, la nature et ses filaments merveilleux nous fascine, l’osmose entre l’humain et l'eau est totale.

Dans ce conte aquatique bercé par une mélodie douce et intimiste, notre habitat originel nous offre à nouveau sa protection, l’eau devient liquide amiotique, mère Nature nous enveloppe tendrement … Un rêve éveillé en harmonie totale avec l’environnement aquatique à expérimenter d’urgence ici !

La fabrique du silence

La série de reportages d’Inès Léraud pose des mots sur les non-dits de l'industrie agroalimentaire bretonne. Conditions de travail dans le secteur de l’agriculture, risques sanitaires, risques environnementaux, la censure touche l’ensemble du réseau. Pour briser ce silence, la reporter va à la rencontre de citoyens qui osent passer outre la censure et révéler au monde leur préoccupation, leur envie de changement, leur ras-le-bol, ….

Régis le producteur de lait, Julie l’étudiante pro véganisme, des citoyens de Glomel qui se battent pour dénoncer la pollution de l’eau par un site Seveso, Olympe la déléguée syndicale revendicatrice d’un abattoir… Tous prêtent leur voix à la journaliste d’investigation pour l’aider à déconstruire « la fabrique du silence », montrer ses failles, mettre à jour son manque de respect flagrant pour l’environnement. Une série d’enquêtes à écouter sans délai sur la page dédiée pour une info sans filtre sur le monde agricole en Centre Bretagne.

Jon face aux vents

Le film de Corto Fajal suit le quotidien de Jon, un Sami, au fil des huit saisons qui rythment inexorablement son activité d’éleveur de rennes : saison du rut, saison de l’abattage, grande transhumance d’hiver, … Peuple nomade de la Scandinavie, les Samis, plus connus sous l’appellation de Lapons, sont particulièrement vulnérables face aux changements climatiques. Les hivers trop doux privent notamment le renne du lichen dont il se nourrit.

La voix de Jon nous décrit sans artifice la vie aux confins du cercle polaire et la perte progressive de ce paradis. En cause, l’exploitation de plus en plus importante des ressources naturelles, le réchauffement climatique. Malgré ces changements, Jon poursuit sa route, impassible, en harmonie totale avec la nature. Partez à la découverte de la toundra et du dernier peuple autochtone d’Europe en suivant le quotidien de Jon face aux vents au sein de la steppe arctique.

Écrire, lire, respirer le vent

Car Ecrire, lire, respirer le vent, c’est le titre d’un poème écrit par Patrice Pluyette, comme une évocation du lien inextricable qui existe entre création et respiration au monde. L’interview donne l’occasion à l’artiste d’exprimer son besoin irrépressible d’osmose avec la nature au cours de son travail de création.

L’écrivain se met à nu, nous livre sa vision du métier, les secrets de son art, son rapport au climat, à la nature, à son environnement et à la Bretagne. On le suit au cours de ses ballades sur la côte, entre Guidel et Lamor Plage, à l’affût des moindres variations de luminosités, du vent sur la frondaison des arbres, des paysages multiples offerts par les éléments naturels… Une immersion en toute simplicité dans le travail d’écriture à expérimenter ici !

La Fabrique chimérique

David Guglielmini et Ronan Pincemin, deux artistes installés au cœur du Morbihan, à Kervignac, ont décidé de revisiter leur territoire en dépoussiérant l’idée du patrimoine. Pour atteindre leur objectif, ils s’inspirent d’univers divers, du fantastique au rétrofuturisme en passant par l’Heroic fantasy ou les légendes médiévales. Engagés dans un véritable projet participatif, ils intègrent également les habitants des communes qu’ils photographient à leur processus de création.

La Fabrique chimérique apprend à tout un chacun à insuffler de la magie et du rêve à l’environnement qui nous entoure, à revisiter le végétal, l’urbain, bref le réel et le rendre délicieusement poétique. Découvrez plus d’informations sur cette démarche originale sur la page consacrée.

Journal breton, saison #2

Inès Léraud poursuit son immersion dans le secteur de l’agroalimentaire breton en nous donnant des nouvelles des « vrais gens » qui avaient témoigné dans le Journal breton, saison #1 en 2016. Yolande et son tabac bistrot, Thierry le fils d’agriculteur bénévole à la jungle de Calais, Yves-Marie Lelay et son combat contre les marée vertes et la présence toxique d’hydrogène sulfuré dans l’estuaire du Gouessant, … La saison 2 du Journal breton nous permet également de faire la connaissance de nouveaux habitants du pays. La famille Jordan notamment nous réapprend à être en phase avec la nature et à vivre dans le respect de l’environnement … avec 2000 euros par mois pour six !

Envie de prendre des nouvelles de Centre Bretagne ? Consultez dès maintenant la saison 2 du Journal breton d’Inès Léraud.

Al Cheikh mat - LYAM

Le clip de Théo Jourdain nous plonge malgré nous au cœur d’un univers saturé d’immondices, celui de notre chère société de consommation qui participe jour après jour à la pollution de la planète. On y admire une jolie Lolita qui joue à se faire belle et dont chaque acte de consommation se transforme inexorablement en déchet. Un clip dérangeant qui s’appuie sur un visuel abject mais réel, celui des poubelles à ciel ouvert, pour mieux nous sensibiliser aux affres du fonctionnement de notre société actuelle.

De la surconsommation à la dégradation de l’environnement, il n’y a qu’un pas, c’est tout le message de ce clip à visionner absolument !

Archéologie de l'abandon

L’exposition de Cécile Borne à la Galerie du Faouëdic se nourrit des déchets rejetés par la mer : tissus, vêtements, plastiques, … Les matières désaffectées deviennent poétiques sous les mains de la plasticienne, racontent une histoire, philosophent sans paroles sur notre société consumériste, … Un focus sur le déchet, une ode au recyclage, une réflexion sur la surconsommation ? Quelle que soit la réaction suscitée par cette exposition, elle a la mérite d’interroger l’homme, le temps, la mer, la planète à travers ces fragments de plastiques et de textiles délaissés.

Plus d’informations sur l’exposition Archéologie de l’abandon et son artiste sur la page consacrée !

Nous, Tikopia

Tikopia, plus qu’une île de l’océan Pacifique, une véritable personne ! Dans ce documentaire de Corto Fajal, l’île Tikopia prend vie et se fait narratrice. Dans un dialogue constant avec les habitants qui la peuplent, elle explique et interroge. Bercé par cette voix qui personnalise le charmant îlot, le spectateur se prend au jeu et finit par considérer son habitat naturel, sa planète comme une personne à part entière, un être vivant qui mérite le respect. Quoi de mieux que de laisser la parole à notre chère Terre pour nous sensibiliser à sa préservation ! Pleine de sagesse, elle nous aide à faire le point sur notre mode de vie, celui des palanguis, les blancs qui viennent de plus en plus souvent troubler le quotidien des insulaires en harmonie avec la nature.

Il est temps de laisser la parole à Tikopia en se rendant directement sur la page dédiée au documentaire.

ESPACE PARTICIPATIF