Nos 15 films tristes

La fuite Cover I

Le film triste nous fait sortir les mouchoirs mais jamais sans raison ! Il s'agit de s’immerger dans une histoire tragique capturant l’essence de l’humanité. Les émotions ne sont-elles pas ce qui nous rend humain ?

Le visionnage d’un film mélancolique nous transporte durant un temps dans les expériences vitales des protagonistes, nous amenant à avoir de l’empathie pour eux. Les larmes à l’écran attirent irrésistiblement celles des spectateurs, les moments d'intenses émotions remus nos cœurs comme jamais. Les films tristes sont là pour nous rappeler que le sort d’autrui nous préoccupe au plus haut point. Que nos relations avec les autres sont souvent la clé de notre bonheur. C’est certainement pour cette raison que pleurer devant un film qui raconte une injustice, une rupture amoureuse ou s’appesantit sur le caractère éphémère de la vie nous fait du bien. Car, avouons-le, des tragédies sociales aux romances en passant par les drames post-apocalyptiques, on adore avoir la larme à l'oeil et même pleurer comme une madeleine blotti sur un canapé moelleux devant notre écran !

Voir le jour

Et si votre existence ne durait que 24 heures ? Dans Voir le jour, François le Gouic imagine un personnage qui fait l’amère expérience du caractère éphémère de la vie. Impuissant, ce dernier voit sa vie s’écouler en seulement une journée, de sa naissance jusqu’à son dernier souffle. De quoi pleurer toutes les larmes de son corps !

Naître pour ne vivre qu’un seul jour et traverser tous les âges en seulement quelques heures, en voilà une histoire tragique. Une prise de recul bénéfique pour jeter un nouveau regard sur notre bref passage sur Terre souvent vu comme une injustice. Ce film triste se transforme en fable, la morale de l’histoire portant sur la chance prodigieuse que nous avons d’être en vie. Un court-métrage émouvant qui donne à réfléchir à visionner ici !

Anamnesis

Dans Anamnesis, Paul est contaminé par un virus qui le prive de sa mémoire. Anéanti, résigné, il s’apprête à mettre fin à ses jours. Lila, une jeune fille, le fait changer d’avis. On a encore besoin de lui…

Quand une épidémie mystérieuse se propage et provoque de brusques amnésies chez les adultes épargnant uniquement les enfants, la situation semble désespérée. L’extinction de l’humanité est-elle inéluctable ? Sébastien Jantzen pose avant tout la question de la transmission. Pour éviter une fin tragique aux nouvelles générations, le récit propose plusieurs pistes : retour à la nature, solidarité entre les survivants… Un film en noir et blanc émouvant et intemporel à découvrir absolument sur la page consacrée au court-métrage !

La maison de poussière

Pourtant, les anciens occupants des tours HLM sont souvent traversés par des émotions diverses lorsqu’ils assistent à l’effondrement de leur immeuble : tristesse, nostalgie... C’est cet entre-deux douloureux qu’a tenté de capter Jean-Claude Rozec dans son film triste La maison de poussière.

Les engins de chantier s’attaquent à la vieille bâtisse et voilà qu’une ancienne occupante décide de s’engouffrer dans les décombres persuadées d’avoir aperçu des enfants se faufiler au milieu des gravats … Au cours de la course-poursuite, les pierres s’animent soudain et dévoilent tous les souvenirs que ces dernières abritent. Un flash-back bouleversant qui serre le coeur de la résidente. Découvrez dès maintenant ce retour déchirant dans le passé sur la page dédiée au dessin animé.

La fuite

La fuite, c’est l’histoire d’une disparition. Celle d’une femme qui quitte son copain sans crier, sans pleurer, sans qu’il ne s’en rende compte. Damien Stein mise sur le roman-photo pour narrer une histoire d'amour qui prend fin et mettre en scène le quotidien désenchanté d’un chômeur sans but ni émotion.

Une voix-off grave et profonde rythme le récit. Et nous voilà en train d’éprouver une sensation d’étrangeté, un sentiment d’anormalité devant ce jeune homme froid qui ne réagit pas face à l’inexplicable. Car si sa copine est mystérieusement partie, ses meubles semblent eux aussi avoir envie de s’éclipser ! Vous en apprendrez plus sur la page consacrée à ce récit à vous retourner le coeur !

Têtard

Quand le grand frère ou la grande sœur voit d’un mauvais œil l’arrivée du dernier né, tout va mal dans la fratrie ! Têtard, c’est le surnom qu’on donne au bébé de la maison qui vient nous voler l’amour de nos parents. Des mots qui font pleurer, des comportements cruels qui rendent malheureux, des coups tordus qui blessent… Le dessin animé de Jean-Claude Rozec raconte ces abus de pouvoir douloureux au sein même de la famille. Un film triste qui prend la forme d’un conte onirique et inquiétant où le chagrin du petit garçon rejeté par son aînée devient le nôtre. Une création émouvante à découvrir sans tarder ici !

Carambolage

Si le clip de Phaon est un film triste, c'est parce qu'il est question de heurt sentimental. Il peut y avoir des hauts et des bas dans une histoire d'amour. Mais quand on est sans cesse au bord de la rupture, il semble préférable de mettre fin au couple et de ne plus jouer avec nos sentiments. Pourtant pas toujours facile de se résigner ! Dans le film réalisé par Marchand et Maligne, deux membres du groupe pop-rock, un jeune homme déçu par sa relation amoureuse multiplie les allers retours pour se débarrasser de sa poupée X devenue bien encombrante. Un acte manqué à visionner ici !

L’enfant do

Sonia Larue signe un film poignant sur la difficulté de devenir mère face à un nourrisson inconsolable, face à un bébé aux pleurs stridents qui ne laisse aucun répit. On y suit Claire, une jeune maman célibataire, qui sombre progressivement dans l’isolement, prise dans un tête-à-tête épuisant avec ce petit être exigeant qu’elle vient de mettre au monde et qui ne pense qu’à pleurer.

Les idées noires ne sont pas loin et l’on voit à plusieurs reprises la jeune femme s’enfoncer au cœur de la forêt comme prête à commettre l’irréparable. Un court-métrage plein de sensibilité à découvrir ici pour mieux appréhender toute la complexité du rapport à la maternité.

Autopsie

Comment réaliser un film triste sans action ni personnage ? Avec Autopsie, Pauline Goasmat a relevé le défi !

Quand on perd un être cher, les mots nous manquent mais les souvenirs sont là bien présents. Rentrer dans le logement d’un défunt, c’est ressentir tout son vécu, s’imprégner du quotidien qui a rythmé sa vie. Le moment déchirant de la séparation est tellement difficile à décrire. Autopsie fait partie de ces films mélancoliques qui parviennent à restituer les périodes les plus tristes de notre existence, à retranscrire des instants tragiques qui sont de l’ordre de l’indicible. Une mise en scène insolite sur le thème du deuil à découvrir absolument sur la page consacrée au court-métrage !

Son Indochine

Une petite fille offre une sauterelle à son grand-père pour son anniversaire. Cet objet décoratif banal ravive des souvenirs douloureux dans l’esprit du vieil homme. Le malheureux est soudain abattu, décourageant tout le monde de poursuivre la fête.

Le court-métrage d’animation réalisé par Bruno Collet parle de la peur de l’ennemi, de la peur de l’autre. Pour visionner ce film triste sur la douleur du souvenir, c’est par ici !

Cet été là

Le réalisateur Jean-Philippe Davodeau filme sa famille au moment où elle traverse une période particulièrement difficile. La maman est atteinte d’un cancer, une maladie sournoise qui suscite souvent panique et anxiété. Un film triste qui ne se veut ni larmoyant ni pessimiste. Il s’agit plutôt d’écouter, de poser des questions avant qu’il ne soit trop tard, d’immortaliser des instants trop fugaces.

Quand la mort se rapproche, la notion de temps prend une autre dimension. On prend soudain conscience de l’importance d’être présent et de savourer chaque instant. Cet été là tente d’archiver les souvenirs et de cristalliser le temps qui passe inexorablement. Un court-métrage intime à visionner sur la page dédiée au documentaire.

Notre maison

Notre maison c’est le récit poignant d’une femme qui décide de devenir une mère pour les enfants victimes de la seconde guerre mondiale. Le conflit fait rage et disloque les familles. Loin d'être résignée face à cette barbarie sans nom, Suzanne Masson se retrousse les manches pour accueillir les orphelins et les enfants délaissés par leurs parents. Elle compte bien construire avec eux une véritable vie de famille pour apaiser les drames du passé.

Retour sur une formidable histoire de solidarité sur la page consacrée au documentaire, un film triste mais plein d'espoir !

Apnées statiques interdites

Célia Penfornis immerge sa caméra et nous place face à des corps en apesanteur évoluant maladroitement au fond d’une piscine.

Alors que les corps en mouvement enchaînent les longueurs, une voix neutre raconte la fin de vie d’un homme frappé par une maladie incurable qui paralyse progressivement l’ensemble de ses muscles. Apparemment tu ne meurs pas assez vite. Il y aurait de quoi fondre en larmes en prononçant cette phrase mais le témoignage se veut sobre dans ce film triste, le simple énoncé des faits suffisant à nous faire prendre conscience de la tragédie passée. Vous pouvez suivre ici le récit bouleversant de cette histoire vraie à l’issue tragique.

Ma maison

Lisa Diaz signe un film triste adapté du roman La vie sans ligne d’horizon de Thomas Gunzig. L’histoire d’une relation complexe entre un fils et sa mère peu aimante. Après le décès de cette dernière, l’homme revient dans la demeure maternelle pour faire un dernier tri avant de la vendre.

La maison regorge de souvenirs et de présences. Pas question pour autant de pleurer ou de se laisser submerger par le chagrin ou les idées noires. Ce retour au source nous plonge dans l’intériorité du personnage, un être passif qui ne fait que subir. Le voilà soudain confronté aux terribles poèmes griffonnés par sa mère au verso de vieilles photos. Pour visionner ce film psychologique c’est par ici !

Tête-Bêche

Retrouvez ici la bande annonce de cette oeuvre (les droits de diffusion sur KuB sont arrivés à échéance).

Dans Tête-Bêche Violette Gitton parle de la fin de l’insouciance, de l’irruption brutale du drame dans une existence. Pour évoquer cette transition douloureuse, son film triste suit les vacances d’été de deux ados pétillantes chez leur grand-mère. L’ambiance sereine et paisible des beaux jours ne fera pas long feu.Une menace palpable, terrifiante plane soudain au-dessus des jeunes filles…

Ce projet cinématographique fut écrit à quatorze ans par Violette Gitton, cette dernière trouvant l’inspiration dans une histoire vraie, la sienne ! Un film dramatique par lequel la réalisatrice a tenté de guérir de la brusque intrusion de la gravité dans sa vie, de l’arrivée inattendue d’un sentiment d’angoisse dans son monde. Un court-métrage intime partagé entre les larmes et le rire, une histoire touchante à découvrir sur la page consacrée au film.

Fin de moi(s)

Retrouvez ici la bande annonce de cette oeuvre (les droits de diffusion sur KuB sont arrivés à échéance).

Véritables tragédies pour des milliers de foyers, le surendettement entraîne les consommateurs dans une spirale infernale dont il semble souvent impossible de s’extirper. Lorsqu'on est accablé par les dettes, la situation paraît rapidement insoluble. Pour mieux comprendre le phénomène, Sylvain Bouttet est parti à la rencontre des surendettés. Et tandis qu’on les écoute raconter leurs histoires le visage soucieux, qu’on les regarde pleurer et sortir les mouchoirs, on se dit qu’on pourrait bien être à leur place un jour prochain. Un film triste à retrouver sur la page consacrée au documentaire qui nous rappelle que ce monde gouverné par l’argent est source de bien des souffrances.

ESPACE PARTICIPATIF

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