Fête du travail

1er mai travail marais salant

La crise sanitaire et les confinements successifs ont soulevé de nombreux questionnements sur le travail, sur les professions les plus importantes et celles dites non essentielles, mais aussi sur la place que prend le travail dans nos vies et celle qu’on voudrait lui donner dans le futur. À l’occasion du 1er mai, fête du travail, nous avons rassemblé une sélection de films, documentaires ou fictions, abordant le thème du travail sous différentes formes, tantôt sur le ton de l’humour, tantôt à travers des thématiques plus tragiques.
A working class hero is something to be !

Qui vive met en scène deux acteurs parmi les plus talentueux de leur génération, Reda Kateb et Adèle Exarchopoulos. Le premier incarne un homme employé comme vigile dans un supermarché pour financer ses études d'infirmer. Ce film dresse un portrait à plusieurs facettes du monde du travail, présenté à la fois comme une contrainte essentielle à la survie, et comme un moyen d'émancipation sociale. Premier long métrage de la réalisatrice Marianne Tardieu, le film est principalement tourné à Rennes.

Dans ce documentaire dont le titre fait référence à l’adresse d’Arlette Laguiller à son auditoire, la réalisatrice Sonia Larue donne la parole à cinq femmes lorientaises à propos de leur rapport au travail. En écho avec l’histoire de Célestine, héroïne d’Octave Mirbeau dans Journal d’une femme de chambre, ces femmes témoignent de la place que prend leur vie professionnelle et comment elles l’ont réinventée.

Retrouvez ici la bande annonce de cette oeuvre (les droits de diffusion sur KuB sont arrivés à échéance).

Cette courte et percutante fiction relate le quotidien au travail d’une femme cadre. Quotidien rendu de plus en plus infernal par son supérieur hiérarchique qui la harcèle. Le film donne à voir la lente descente aux enfers de cette femme, qui, déchirée entre sentiment d’injustice et d’incompréhension et visions hallucinatoires, se met à douter de sa propre sanité d’esprit.

KuB a accompagné Philippe Guihéneuf à la rencontre de quatre artistes qui racontent leur profession : un illustrateur, une slameuse, une harpiste et un comédien. Ils relatent leur parcours, leurs difficultés, la manière dont ils ont construit leur style… Ici, Ronan Badel, auteur-dessinateur jeunesse, parle de ses inspirations, de sa propre enfance et de son processus de travail.

Ce documentaire capture le moment où un éleveur se voit forcé par directive administrative d'abattre ses vaches, choyées et élevées avec soin depuis vingt ans, à cause d’un unique cas de vache folle dans le troupeau. Cette décision insupportable pousse l’éleveur à s'interroger sur le métier et à imaginer d’autres projets d’avenir. Un film saisissant qui dépeint avec justesse la réalité de la condition paysanne au vingt-et-unième siècle.

Un bel exemple d’économie sociale et solidaire que ce garage qui ne répare pas que des voitures. Grâce à une aide financière du département du Finistère, le projet prend de l’essor, permettant à la fois à des travailleurs de se réinsérer et à des citoyens modestes de faire réparer leur voiture, indispensable quand on vit en Centre-Bretagne. Ce documentaire montre une utopie prendre forme, mais aussi être stoppée en plein vol par l’annonce soudaine de la fin des emplois aidés.

Rencontre avec Joseph Ponthus qui raconte la genèse de son premier roman. Débarqué à Lorient pour suivre la femme qu’il aime, Joseph Ponthus se retrouve au chômage. L’usine devient l’ultime recours pour gagner sa croûte. Déjà féru d’écriture, Ponthus survit à ce travail épuisant en contant les tâches répétitives et éreintantes, constitutives de l’esclavage moderne.

Deux ans après la parution de son premier roman, Joseph Ponthus est emporté prématurément par un cancer. Nous lui rendons un ultime hommage à travers cette rencontre filmée. L’auteur se rend à la Maison de la poésie pour y découvrir l’adaptation d’À la ligne par Michel Cloup, Pascal Bouaziz et Julien Rufié dans une forme originale et évidente, à la croisée du rock, de la lecture et de la chanson.

Tristan, jeune homme dans la vingtaine, tente de gagner sa croûte en faisant des ménages. Lors de sa première mission chez une cliente particulièrement exigeante, le voyant se dépêtrer entre vaporisateurs et chiffons, ses collègues, Yvonne et la charmante Rita, font preuve de solidarité en lui venant en aide. Une comédie sociale courte mais qui atteint son but.

En 1972, les ouvriers de l’usine briochine du Joint Français se mettent à leur tour en grève. Les rues de Saint-Brieuc deviennent le théâtre d’un mélange de luttes et revendications, saisies par un jeune Jean-Louis Le Tacon. Révolte anticapitaliste, affirmation d’une langue d’une culture bretonne faisant barrage au pouvoir central...cette grève développe la solidarité entre paysans et ouvriers et bénéficie du soutien de plusieurs artistes tels que Glenmor, qui jouent en concert afin de récolter des fonds, nécessaires au maintien de la grève.

Ce podcast nous replonge, grâce à un récit haletant, dans l’univers des usines Kuhlmann qui fabriquent des produits chimiques des années vingt aux années soixante à St Nazaire. L’histoire d’un siècle via le prisme d’une usine, avec tout ce que cela comporte de luttes des classes - prolétariat contre patronat - de guerres, de résistance et de grèves.

La bleue est le surnom de l’ardoise de schiste qu’on trouve dans les Monts d’Arrée. Depuis des décennies des ouvriers travaillent à faire des feuilles à partir des blocs. En partenariat avec la Cinémathèque de Bretagne, ce documentaire rend hommage à toutes ces professions séculaires et ces artisanats qui ont, pour beaucoup, été remplacés depuis par des machines.

Ce documentaire retrace l’épopée familiale à l’origine de la fameuse petite boîte bleue contenant le mythique pâté Hénaff. Le réalisateur a eu le privilège de visiter l’entreprise mère en compagnie de Jean-Jacques Hénaff en personne, toujours aussi passionné à la veille de la retraite. En évitant l'écueil hagiographique, le film ne dresse pas seulement le portrait d’une entreprise, mais sinon celui d’un homme attachant et charismatique, en prise avec les contradictions du milieu de l’agro-alimentaire.

Lors d’un recrutement pour un poste de secrétaire au sein du cabinet Shapiro, pas moins de trente-huit candidats correspondent parfaitement au profil recherché. Alors, comment les départager ? Grâce au plus-produit, l’avantage concurrentiel d’un candidat. Dans cette fiction, le réalisateur continue son exploration du monde matérialiste dans le style absurde et pince-sans-rire qui lui est propre.

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