L'année du doc'

mains entrelacées Le Grand Bal

Chaque année une constellation d’étoiles enrichit le ciel du documentaire, trente œuvres distinguées par un jury d’auteurs, des films qui nous parlent de l’état du monde, de destins personnels et collectifs, de faits du passé qui ressurgissent dans notre présent.

Regarder ces œuvres nous replonge dans le bain commun. C’est l’actualité hors du JT, c’est le réel tel qu’il est incarné sous différentes latitudes, dans différentes cultures, dans différent contextes sociaux. Un réel pétri de pauvreté et d’injustice, de quêtes et de perditions, de peurs… mais aussi et surtout d’amour.

Prenez le temps de découvrir sur KuB onze films parmi les trente Étoiles de la Scam 2020.

une page en partenariat avec la Scam

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Les Étoiles de la Scam

Festival Les etoiles du documentaire

Chaque année depuis 2005, trente œuvres originales - documentaire, reportage, épisode issu d’une série, webdoc - sont gratifiées d’une Étoile par la Scam qui souhaite ainsi soutenir les auteurs dans leur diversité, encourager la créativité, l’originalité, l’authenticité, la rigueur. Trente films ambitieux sélectionnés parmi quatre cent cinquante candidatures, par un jury composé de cinq auteurs et autrices au parcours remarquable, issus d’univers différents, présidé cette année par Carmen Castillo et composé de Jennifer Deschamps, Joël Farges, Samuel Lajus et François Reinhardt.

Programmé d’abord en automne à Paris, puis dans les régions, le festival Les Étoiles du documentaire propose des projections sur grand écran, en entrée libre, rencontres avec les réalisateurs et les réalisatrices, des espaces d’échanges pour refaire le monde …

En 2020 ce festival a lieu en ligne, sur Télérama, Tënk et KuB. De décembre à début mars, notre plateforme diffuse treize films étoilés dont la première série commence le 30 novembre, la suite le 14 décembre et les derniers le 4 janvier.

Du 30 novembre au 30 janvier

Retour à Kigali, une affaire française

de Jean-Christophe Klotz (2019 - 75’)
En 94, Jean-Christophe Klotz est l’un des rares journalistes français présents au Rwanda. Il lance l'alerte sur le génocide en cours contre les Tutsis. Vingt-cinq ans plus tard, il retourne à Kigali pour mettre au jour les responsabilités de la communauté internationale et inscrire ce chapitre de l’Histoire dans notre mémoire collective.

Rencontrer mon père

d’Alassane Diago (2019 - 105’)

Aujourd’hui je suis devenu un homme, comme mon père. Alors je décide d’aller à sa rencontre pour savoir ce qui le retient au Gabon depuis plus de vingt ans, sans donner de nouvelles, sans revenir, sans subvenir aux besoins de ses enfants ni de sa femme.

Nofinofy

de Michaël Andrianaly (2019 - 75')
Roméo tient un salon de coiffure dans un quartier populaire de Tamatave à Madagascar. Dans sa cabane de fortune, il rêve d'un salon en dur. En attendant, ce minuscule espace ouvert sur la rue se fait l'écho du dehors, des nouvelles du jour, des espoirs et des colères de chacun, dans un pays où règnent pauvreté et corruption.

Mousse sur borne franco allemande

Le liseré vert

de Gilles Weinzaepflen (2019 - 75’) (jusqu'au 30 décembre)

4 056 bornes numérotées, marquées d’un F comme France et d’un D comme Deutschland. Posées après la défaite de 1870, elles serpentent de la Suisse au Luxembourg, en passant par la crête des Vosges et le bassin lorrain. À l’heure du 150e anniversaire de cette frontière, le réalisateur l’arpente pour en faire un monument.

Du 14 décembre au 14 février

Selfie

d’Agostino Ferrente (2019 - 78’)

Alessandro et Pietro ont 16 ans et vivent à Traiano, quartier chaud de Naples. L’un est serveur dans un bar, l’autre rêve de devenir coiffeur et ils ont accepté la proposition du réalisateur : se filmer à l’iPhone, commentant leur quotidien, leur amitié et la vie de leur quartier que l’été a vidé de ses habitants, et Davide, 16 ans en 2014, abattu par un policier.

Le pacte Hitler-Staline

de Cédric Tourbe (2018 - 102’)

Modèle de cynisme et d’infamie, coup de théâtre aux conséquences abyssales, le pacte Hitler-Staline du 23 août 1939 n’est que le dénouement effroyable d’un vaste échec collectif européen. Choix absurdes, répulsion viscérale entre l’Occident et l’URSS, incompétence des uns et aveuglement des autres, une inexorable descente aux enfers.

Le monde selon Amazon

d’A Pinon et T Lafarge (2019 - 70’)

Surfant sur la révolution numérique, misant sur l’achat compulsif et le besoin immédiat, la firme américaine Amazon a bâti le plus grand supermarché de l’histoire de l’humanité en rendant dans l’instant, à portée de clic, tous les articles et données de la terre. À la tête de cet empire mondial, Jeff Bezos fort de sa réussite, il prétend refonder la conception du commerce et du travail.

Village de femmes

de Tamara Stepanyan (2019 - 83’)

Arménie, un village appelé Lichk où seules des femmes, des enfants et des personnes âgées résident. Les hommes partent 9 mois par an en Russie pour travailler. Comment ces femmes endurent l'attente, la solitude, l'absence de leur mari ? Je filme et partage leur intimité et leur vie, devenant la confidente de leurs frustrations, de leurs joies et de leurs désirs.

Du 4 janvier au 4 mars

Le grand bal

de Laetitia Carton (2018 - 86’) (jusqu'au 4 février)
C’est l’histoire d’un bal qui, chaque été, invite plus de deux mille personnes de toute l’Europe dans un coin de campagne française. Pendant sept jours et huit nuits, ils dansent encore et encore, perdent la notion du temps, bravent leur fatigue et leur corps. Ça tourne, ça rit, ça virevolte, ça pleure, ça chante. Et la vie pulse.

L’Homme a mangé la terre

de Jean-Robert Viallet (2019 - 98’)

Depuis le début de l’ère industrielle, l’intelligence déployée par l’homme est immense. Aujourd’hui, la crise environnementale est elle aussi immense. Que s’est-il passé ?
Avec des archives issues du monde entier, Jean-Robert Viallet nous entraîne dans un grand récit qui se déroule sur deux siècles, de l’ère du charbon à celui du big data.

Miss Mermaid

de P Brunner et M Verlé (2019 – 52’)

Alexia, 32 ans, est originaire de Fécamp. Dans cette ville en perte de vitesse, cette jeune femme de chambre, coquette et solitaire tente d’échapper à son quotidien. Les jambes rassemblées dans une grande queue recouverte d’écailles, elle plonge dans la mer et s’évade. Un rituel tenu secret, jusqu’au jour où elle décide de s’inscrire au concours de Miss Mermaid France.

COMMENTAIRES

  • 26 Décembre 2020 11:18 - Botte didier

    Très intéressant

  • 25 Décembre 2020 08:10 - Auffret

    Intéressée par le concept