Vadrouille #3

Rennes Culturopole

Rennes culturopôle

Rennes zoom culturopole

Qu’ils arpentent les rues ou battent la campagne, les artistes s’offrent à votre regard, tatouent la ville et éveillent votre imaginaire. Pour sa troisième Vadrouille Culturelle de Bretagne, KuB vous invite dans leur sillage. Visionnez ces 5 films avant de vous engager dans une Rennes inattendue et généreuse.

Les veilleurs de Rennes

Les Veilleurs de Rennes avaient donné à l'équipe des Tombées de la Nuit l’occasion de porter un projet artistique tous les jours pendant un an, mobilisant les 729 participants. Une communauté est ainsi née, à l’image de cette folle histoire : intense, intime et partagée.

Chaque matin et chaque soir, au lever et au coucher du soleil, une personne a veillé Rennes pendant une heure. Pendant 365 jours, la chaîne des Veilleurs de Rennes ne s’est jamais interrompue. Depuis le toit-terrasse du bâtiment situé à l’angle du cours des Alliés et de la rue de l’Alma, ces observateurs ont questionné l’espace, ouvert leur regard à perte de vue, éprouvé la rencontre entre leur corps et le paysage…

Le festival des Tombées de la nuit fait intervenir l’art et les performances dans les rues de Rennes depuis 2003. Malheureusement l’été 2020 ne permettra pas qu’adviennent leurs habituelles facéties urbaines. Cependant, vous aurez peut-être la surprise de croiser, au gré de vos promenades citadines, une ou plusieurs des propositions de l’équipe. Une seule règle du jeu : pas d’appel au rassemblement, pas forcément de dates ou de lieux annoncés, simplement la possibilité d’une rencontre artistique sur l’espace public.


INFOS PRATIQUES :
Les Tombées de la Nuit

02 99 32 56 56

Odorico ou Patrizio: Familles de mosaïstes

La façade de l’immeuble Poirier à Rennes, à l’angle de l’avenue Janvier et de la rue Duhamel, recouvre peu à peu ses couleurs originelles : nuances de gris, bleus ou violets, ors ou argents de Venise, toute une palette de fragments de mosaïque aux formes géométriques dans l’esprit Art Déco.

Durant un siècle, de 1882 à 1978, la famille Odorico a largement marqué de son empreinte l’ouest de la France et en particulier la ville de Rennes où elle s’était installée. On peut encore admirer ces décors de mosaïque à la piscine Saint-Georges, dans les Halles centrales, à la crèche Papu, sur des sols de boutiques ou des façades de maisons et même dans des appartements privés.

Rencontre avec la famille de céramistes et plus exactement son patriarche. Ensemble, ils restaurent un immeuble à Rennes avec une mosaïque du célèbre artiste Isidore Odorico, créée à la fin des années 1920.


INFOS PRATIQUES :

Destination Rennes

08 91 67 35 35

immeuble Jean Poirier
7 avenue Jean-Janvier
35000 Rennes

Découvrez le parcours Odorico édité par Les amis du patrimoine Rennais.

Ali et les mandalas urbains

Le film dresse le portrait d’Ali, un jeune artiste urbain rennais. Avec la rue pour terrain de jeu, ses motifs réguliers, répétitifs et d’une précision obsessionnelle s’inspirent de l’artisanat d’art et de l’architecture. Un langage artistique né de sa rencontre avec les mosaïques d’Odorico. Aujourd’hui, il enrichit cette palette de motifs de ses voyages et des cultures étrangères.
Pour peindre ses fresques au sol, il se perd dans la ville jusqu’à trouver le cadre idéal pour accueillir son œuvre éphémère. Il procède alors sans plan précis, partant seulement d’une esquisse de la structure générale. Le dessin est ensuite nourri des souvenirs et d’images collectés lors de ses voyages, de détails des façades, de motifs ornementaux, des lignes végétales, etc.

Amusez-vous à chercher dans les rues de Rennes les œuvres d’Ali. Pour vous faciliter la vie, vous trouverez tous les indices nécessaires sur son site internet.


INFOS PRATIQUES :

Une fresque d'Ali est à voir sur la dalle Kennedy

Instagram ALI

Site internet

Ile-Errance

En juillet 2016, un équipage part à la recherche de l’île d’Utopie : la société idéale décrite par Thomas More dans son livre de 1516. À bord d’un radeau construit de leurs mains, ils ont descendu le canal d’Ille et Rance jusqu’à la mer, avant de s’élancer sur l’océan. Embarqué avec sa caméra, Clément Schneider a suivi le début de cette folle épopée contemporaine.

Une jeunesse qui a grandi sous la menace de la catastrophe et a décidé de sourire à la vie, conjuguant ses forces pour mener à bien un projet à contrecourant. Nous quittons ce jour un monde naufragé pour rejoindre l’île d’Utopie, une île qui n’existe que si l’on y croit.
L’expédition substitue aux découvertes lointaines offertes par l’industrie du tourisme une curiosité pour ce qui est là devant nous et que nous négligeons. Il substitue l’utilisation de matériaux bruts, locaux, la récup’ aux technologies et matériaux de pointe. Éloge de l’autoproduction par opposition à la consommation de choses toutes faites, souvent superflues quand elles ne sont pas nuisibles.

En marchant, pédalant ou en flottant, laissez-vous guider par le canal d’Ille-et-Rance à la recherche de votre propre Utopie!

La Vallée de la Vilaine, histoire d’un aménagement

Il était une fois un bout de campagne aux portes de la ville, un chapelet de communes rurales épargné par l’insatiable besoin d’expansion urbaine. Au fond de cet ondoiement coule une rivière, un fleuve même ! La Vilaine, entourée d’étangs, de carrières, qui ont fourni et fournissent encore à la ville du sable et du gravier de construction.

Au regard des défis auxquels nous sommes confrontés, les choix de la collectivité pour l’avenir de cette vallée sont cruciaux. En 2015, Rennes Métropole sollicitait un paysagiste pour réfléchir à la valorisation du site, entre une quatre-voies et un aéroport.

Le réflexe de l’aménageur ou de celui qui le commandite, c’est d’ériger, de bâtir, de produire une marque visible dans le paysage. Ainsi les images de concours présentaient-elles d’abord une grande terrasse pointée vers le couchant. D’autres rêvaient d’une zone de loisirs autour d’un grand étang de baignade. C’était sans compter un processus participatif qui conduisit à un troisième projet, plus global et moins spectaculaire, un projet qui renonce à l’intervention en force sur le paysage, à la toute-puissance des machines des aménageurs capables de déplacer des montagnes.

Facile d’accès, pas besoin de voiture : vous pouvez atteindre et parcourir la Vallée à vélo, le long des routes et des chemins de halages.

ESPACE PARTICIPATIF

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