En ville

compagnie dyptik

Les Tombées de la nuit poursuivent au fil des éditions leur œuvre d’instillation de la performance artistique de notre quotidien. Aucun établissement culturel ici, les interprètes sont dans la rue, parmi nous, sans même que l'on en soit forcément conscient.
La proposition de Caroline Melon est de nature à subtilement troubler l'ordre public : un léger dérèglement du comportement de quelques individus dans la foule questionne ceux autour qui le perçoivent. Ils ignorent qu'ils sont spectateurs d'une représentation, ce qui modifie forcément le rapport qu'ils ont à l’œuvre.
Quant à Mehdi Meghari, il dresse sur la place publique une palissade grillagée qui pourrait aussi bien délimiter un chantier (interdit au public). Cette grille devient le point de convergence d'une multitude d'où s'extirpent des danseurs dont l'apparence ne se distingue en rien du public.

Troublante approche de la création que celle qui s'immisce dans le cheminement des habitants dans leur ville. Surgissement là où ne l'attendait pas et où cependant elle devrait s'imposer.

D-CONSTRUCTION

HIP-HOP

de la compagnie Dyptik (2019 - 6')

Depuis Saint-Étienne où ils programment Trax, le festival de danse hip-hop, les chorégraphes Souhail Marchiche et Mehdi Meghari se sont lancés dans une création pour l’espace public, autour d'une barrière réelle et symbolique. Dans cette scénographie urbaine, les six danseurs de la compagnie Dyptik évoluent autour et à l'intérieur d'une immense structure métallique, pour une danse de l’émancipation, de la quête de liberté, sauvage, viscérale, chaotique et énergique.

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Identité dansée

INTENTION
Portrait Mehdi Meghari

par Mehdi Meghari

Populaire et interactive, D-Construction interroge la nature profonde du lien social dans l’espace public. Qu’est-ce qui nous unit, nous sépare, nous fédère ? En quoi sommes-nous capables de remettre en cause les territoires, les frontières et les institutions ? En plaçant physiquement les spectateurs au cœur de la pièce et de la scénographie urbaine, nous les invitons à s’impliquer, à vivre l’expérience de l’engagement et de la révolte.
Noyés dans la masse, les danseurs créent la confusion dans le rapport à l’autre. Ils cherchent la connexion avec le public et à le surprendre. Ils le bousculent pour susciter sa réaction. C’est la raison pour laquelle j’ai souhaité laisser une part importante à l’improvisation. Exposés au public en permanence, même dans les temps de récupération, les danseurs doivent être en mesure de réajuster leur jeu à l’instant T. Soutenus par la musique, leur unique langage est celui du corps. Je l’ai voulu propre à chacun. Les gestuelles libres. L’identité dansée.

SUITE POUR TRANSPORTS EN COMMUN

PERFORMANCE

Compagnie De chair et d'os (2019 - 4')

Avec le premier volet de son futur triptyque consacré aux transports en commun, l'autrice et metteuse en scène bordelaise Caroline Melon interroge les lieux de passage et les espaces d'attente. Dans ce petit théâtre invisible développé en intervention surprise in situ par De chair et d’os, les acteurs se glissent dans un intervalle du chacun en soi et de l'isolation, pour créer des décalages. Avec la chanson de variété comme mode possible de connivence, un chœur apparaît, s'installe peu à peu en complicité, avant de laisser le quotidien reprendre sa course.
Pour en savoir plus sur la compagnie, rendez-vous sur leur fiche artiste !

Impromptu

INTENTION
Portrait Caroline Melon

Suite pour transports en commun se décline en une série de mouvements (Foule sentimentale, Les monologues du commun et Comme on nous parle). Chacun d’entre eux prend une forme singulière d’intervention dans l’espace public. À l'heure où nos villes se transforment en lieux de passage plus qu'en lieux de vie, où la mobilité (choisie ou non) peut nous conduire à une sensation de déracinement, de déshabitation de notre territoire de vie, la performance Suite pour transports en commun cherche à insuffler de légers décalages au sein de ces espaces collectifs. À tout moment de la journée, des saynètes impromptues surgissent ainsi sans prévenir dans ces lieux codifiés de nos ensembles urbains, sur le quai d’un tram, d’un métro, d’un train, dans un bus, une navette ou sur le parvis d’une gare. Pour gratter la surface des humains pressés que nous sommes, re-créer des situations d'échanges éphémères, de magie du quotidien, d'infra-ordinaire légèrement dérangé : le grain de sable qui fait sourire, qui amène de la connivence, de l'humour, du partage, et la reconnexion avec la Foule sentimentale que chantait Souchon et dont nous faisons tous partie, au bout du compte.

La ville comme support

REVUE DU WEB

RUE89 >>> Caroline Melon, alors directrice de Chahuts, fait le bilan d’un festival qui veut produire une pensée collective.

THÉÂTRE ACTU >>> L’espace investi par les danseurs est un élément central. Source de contraintes et d’inspiration à la fois, quête d’idéal, il nous plonge dans des univers fascinants et une douce rêverie.

L’OBSERVATOIRE >>> L’implication de l’artiste dans l’espace public : Comment dresser un inventaire raisonné des principales formes d’intervention artistique en milieu urbain repérables aujourd’hui ? Quelles formes prennent ces interventions ?

ÉTUDES THÉÂTRALES >>> Art public, arts de la rue, art urbain : ces pratiques diverses impliquent toutes une sorte de mise en public de la question de l’art en dehors de ses périmètres institutionnels classiques.

CRÉDITS

D-CONSTRUCTION

direction artistique et chorégraphie
Souhail Marchiche et Mehdi Meghari
danseurs Evan Greenaway, Samir El Fatoumi, Yohann Daher, Katia Lharaig, Émilie Tarpin-Lyonnet, Anabella Pirosanto
création musicale Patrick De Oliveira
lumière Richard Gratas
scénographie Bertrand Nodet
production Compagnie Dyptik, CNAR l’Abattoir / Chalon-sur-Saône, Quelques p’Arts… Centre National des Arts de la Rue – Scène Rhône-Alpes / Boulieu-lès-Annonay, Groupe des 20 Rhône-Alpes – Auvergne, Centre culturel de La Ricamarie, Le Tobbogan – Scène conventionnée Plateau pour la danse / Décines
aide à la création Conseil Départemental de la Loire, Ville de St Etienne, ADAMI, SPEDIDAM
avec le soutien de Théâtre de Tardy (Saint-Etienne), École nationale du cirque de Shems’y (Rabat, Maroc), les ville du Chambon-Feugerolles, l’Horme, St Chamond et St Hilaire de Riez

SUITE POUR TRANSPORTS EN COMMUN

un projet de
Caroline Melon
jeu Christophe Andral, Sébastien Genebes, Cécile Maurice
intervenant vocal Emmanuel Vranckx
mise en condition Célie Augé
régisseur Mikaël Plunian
professeur d’arabe Driss Wahbi
production : De chair et d’os.
coproduction : Été Métropolitain (Bordeaux Métropole), Les Tombées de la Nuit (Rennes), le Grand T – théâtre de Loire-Atlantique (Nantes), IN SITU (Réseau cofinancé par le programme Europe Créative de l’Union européenne)

VIDÉOS

réalisation
Hervé Portanguen
image
Hervé Portanguen
son
Nese Guvenc
montage
Nese Guvenc
moyens techniques KuB

Artistes cités sur cette page

Portrait Caroline Melon

De chair et d'os

Portrait Mehdi Meghari

Dyptik

ESPACE PARTICIPATIF

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