L'homme nu
L'homme nu est un impensé de la culture occidentale. Sous l’œil des réalisateurs, ce sont traditionnellement les femmes qui ont eu à se déshabiller pour les films, pour les publicités, pour l’art ou pour les films hollywoodiens. Alors prenons Le contre-courant, et considérons ce que l’anatomie masculine a à nous dire. Éveiller le désir des femmes et des hommes, et sortir du domaine de la sexualité pour explorer le lien affectif ou le rapport au monde. Le corps des hommes, par le regard des artistes, a tout un champ lexical à dérouler pour nous faire penser différemment.
de Manuel Billi (2024 - 30')
Dans Nino Lunaire, le réalisateur franco-italien Manuel Billi explore l’intimité et la vulnérabilité humaine à travers son personnage principal, Nino. Le jeune metteur en scène, en proie au doute et au tumulte sentimental, erre dans les rues de Brest, confronté à ses désirs, ses échecs et ses élans créatifs. Le film montre des scènes où l’homme nu devient un symbole de fragilité et de vérité, renforçant la dimension émotionnelle et introspective du récit. À travers cette mise en abyme, Billi signe un mélo burlesque qui questionne le rapport au corps, à la nudité et à l’expression personnelle, tout en illustrant la reconstruction après une rupture.
>>> un film produit par Benjamin BONNET, Mood Films Production
de Violette Gitton & Paul Marques Duarte (2018 - 22')
Partez à l'exploration de la sensualité. Pas toujours facile à quinze ans de découvrir et de comprendre la sexualité, encore moins d’appréhender son désir et de le confronter aux autres. Enfermé dans sa chambre, Louis développe une connexion vers le monde extérieur; monde où corps et âmes se rapprochent jusqu'à parfois se toucher puis s'éloignent et à nouveau s'effleurent. Même à distance, se mettre à nu et partir à la découverte de la sensualité est un vrai défi pour le jeune homme nu. Parfois effrayé par le désir charnel des autres, il se retrouve à partir seul à la découverte de son corps. Ses mains se promènent sur sa peau nue, caressent son torse pour finir par parfois s'approcher d'endroits plus intimes...
Un récit allégorique d'une adolescence bouillonnante mêlée à la naissance du désir.
de Thibault le Goff et Owen Morandeau (2015 - 18')
L'histoire se déroule dans une Saint-Brieuc qui a revêtu son vêtement de nuit et offre un autre visage. Celui d'une contre-culture, d'une population plus marginale, mais qui elle aussi rêve d'amour. Dans un bar, un homme tombe amoureux d'une dulcinée barbue et travailleuse du sexe qui prend une bière entre deux clients. Burlesque mais touchant, ce court-métrage de fiction représente l'homme nu comme on a peu l'habitude de le voir, loin de tout canon de la masculinité.
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