Sonia Larue ©Lol Thomas

Sonia Larue

  • réalisatrice

06/07/1969 à Saint-Denis

Sonia Larue est née à Saint-Denis et a grandi dans cette banlieue rouge qu'on n'appelait pas encore le 9-3.
Après avoir assisté pendant 15 ans des réalisateurs tels que Tony Gatlif, Pierre Jolivet, Diane Bertrand, Etienne Chatiliez ou Tonie Marshall, Sonia Larue a quitté Paris pour la Bretagne en 2004, où elle a commencé à écrire et réaliser ses propres films, avec le désir de les inscrire dans son nouveau territoire de vie.

Quatre courts et moyens métrages de fiction ont ainsi vu le jour et ont été sélectionnés dans de nombreux festivals français et internationaux. Rosalie s’en va en 2007, L’Enfant DO en 2010 et Du Grain à Moudre en 2014 (Prix Unifrance au Festival de Grenoble)
Lettres Rebelles, poème expérimental, est son dernier opus.

En parallèle, Sonia Larue travaille au casting de longs métrages pour le cinéma, parce que la fiction des autres me transporte et me nourrit. Et que le rapport aux comédiens, esquifs fragiles mais puissants, est indispensable à mon déséquilibre interne. Elle a ainsi traversé, les univers de 17 Filles de Delphine et Muriel Coulin, Suite Armoricaine de Pascale Breton, Elle S'en Va et La Fille de Brest d'Emmanuelle Bercot, ou encore Trois Jours à Quiberon d'Emily Atef.

Écriture de scénarios, élaboration d'univers visuels pour le théâtre, photographies d'artistes, pochettes d'album, Sonia Larue multiplie les collaborations pourvu qu'elles soient riches de rencontres humaines et de création.

Elle vient de terminer son premier film documentaire – Travailleuses, travailleuses ! – portraits de 5 femmes de Lorient qui tentent de s'affranchir de leur servitude au travail. Le film a été lauréat du Fonds d’aide à la création audiovisuelle du CNC.

Sonia Larue développe ensuite le scénario de Constellations, long métrage de fiction dans une veine familiale, sillon qu'elle creuse depuis son premier film. Bancale, névrosée, souvent décomposée, la famille nous colle à la peau, et son histoire, qu’on le veuille ou non, est toujours un bout de la nôtre.