Adieu Tchétchénie

homme nu assis sur baignoire silent voice

Silent voice plonge dans la vie de Khavaj, un jeune homme qui a fui son pays, la Tchétchénie, parce qu’il est homosexuel et que pour cette raison il y est menacé de mort. Arrivé en Belgique, pris en charge par une ONG, incapable de prononcer un mot, il apprend que le danger persiste car même ici, les sbires de Kadyrov traquent les homos.

Le silence de Khavaj nous rapproche de lui, nous oblige à être à l’écoute du moindre de ses gestes. Le silence qui suit l’expérience traumatique, le silence contraint pour rester indétectable. Il n’y a pas de son dans le vide cosmique, lui dit un comparse au planétarium. Privé d’air, privé de voix, nous observons le corps de Khavaj tandis qu'il entend sur son téléphone les messages de sa mère qui l’encourage à rentrer au pays.

FILM

SILENT VOICE

de Reka Valerik (2020 - 51’)

Jeune espoir du MMA (mixed martial arts), Khavaj a fui la Tchétchénie lorsque son frère a découvert son homosexualité et promis de le tuer, sous la pression des persécutions du régime de Kadyrov. Arrivé à Bruxelles et devenu mutique face au choc de l’exil, le seul lien que Khavaj garde avec la Tchétchénie sont les messages vocaux que lui envoie sa mère. Le film dépeint les premiers mois de Khavaj en Belgique où, en vivant dans l’anonymat le plus total pour échapper à la diaspora tchétchène, il tente de se construire une nouvelle identité.

>>> un film produit par Dublin films, Need Productions et Maelstrom Studios

BIOGRAPHIE

Reka Valerik

globe silent voice

Reka Valerik est un réalisateur Tchétchène qui vit en Europe. Lors de la production du film Silent voice il a dû faire face à des pressions et des menaces. Pour sa sécurité, sa véritable identité ne sera jamais divulguée. Reka Valerik est un pseudonyme.
Dans ce film il explore la façon dont Khavaj voit sa vie lui échapper. Silent voice est viscéral, au plus profond de ce que veut dire être tchétchène et homosexuel, deux identités incompatibles là-bas. La caméra est peau contre peau avec Khavaj, elle saisit ses souffrances, son intimité et ses peurs, la douleur d’être en exil.

REVUE DU WEB

La mort ou l’exil

TÉLÉRAMA >>> Entretien avec Elena Milashina, la journaliste russe à l’origine des révélations de tortures, viols et enlèvements de personnes homosexuels en Tchétchénie. Il est très dangereux d’être gay en Russie, mais l’être en Tchétchénie, c’est d’ores et déjà être en danger de mort.

EUROPE 1 >>> La journaliste Anaïs Llobet, qui a travaillé avec Reka Valerik pour la réalisation de son film Silent voice, est interviewée pour parler de son livre, Des hommes couleur de ciel, qui retrace le parcours d’homosexuels tchétchènes obligés de fuir leur pays et leur famille.

LE MONDE >>> Entretien avec Aude Merlin, spécialiste du Caucase du nord, qui revient sur la vague de répression des homosexuels en Tchétchènie et le régime politique de Ramzan Kadyrov.

COMMENTAIRES

  • 1 Janvier 2023 22:32 - Ap

    Cette situation est terrible si vous avez besoin de le mettee à l'abris quelques mois, nous faisons de l'accueil d'urgence, contactez moi par mail, je suis en france

  • 18 Décembre 2022 20:54 - Tish

    Magnifique documentaire, une solitude immense

  • 12 Décembre 2022 14:25 - A

    Magnifique , et , terrible à la fois !

CRÉDITS

réalisation Reka Valerik

assistant réalisateur Sonam Larcin

scénario Reka Valerik et Anais Llobet

image Arnaud Alberola

prise de son Hélène Clerc Denizot

montage son N’Dembo Ziavoula, Julie Brenta

montage image Jeanne Oberson

mixage Aline Gavroy

étalonnage Lucie Bruneteau

producteur David Hurst

coproduction Anne-Laure Guégan, Géraldine Sprimont

avec le soutien du CNC, la Région Nouvelle-aquitaine, la Fédération Wallonie-Bruxelles et TV7 Bordeaux

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