Être Breton

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La Bretagne racontée par les gens qui y vivent ou y sont attachés !
Le projet d’Anne-Laure et Kévin est simple : créer une vaste mosaïque dont chaque fragment est un témoignage. Chacun se situe dans son rapport à la Bretagne. Chemin faisant, ils construisent un propos choral qui restitue les multiples facettes de ce que l'on peut nommer l’identité culturelle. Chaque individu apporte sa touche, son point de vue personnel sur le sentiment d’appartenance à une histoire commune, qu’elle soit passée ou présente, voire en devenir. L’attachement à une Bretagne de cœur, ouverte à tous ceux qui l’aiment et la respectent.

Âmes de Bretagne

COLLECTION

d'Anne-Laure et Kévin Hamon (2018 - 6 x 5')

Une ​web-série documentaire sur la Bretagne, auto-produite avec les moyens du bord par une jeune-femme et son frère.
Partis du constat que les Bretons sont très fiers, mais qu’ils ne savent plus vraiment pourquoi, ils ​donnent la parole à des anonymes sur le territoire​, pour ensemble transmettre hier, questionner aujourd’hui et transformer demain.

Mosaïque humaine

INTENTION

par Anne-Laure et Kévin Hamon

Originaires du Centre-Bretagne, on a tous les deux pas mal voyagé et rencontré des gens qui voulaient en savoir plus sur la Bretagne, en savoir plus sur nous. Partout dans le monde, dans les stades, devant les monuments historiques, dans le peloton du Tour de France… un drapeau breton. Où que l’on aille, on croise toujours quelqu’un qui crie haut et fort Eh, oh ! J’suis Breton ! Mais, y’a quoi de spécial en Bretagne ? De quoi vous êtes tous si fiers ?

Face à ces questions nous sommes restés sans voix, presque déçus d’avoir si peu à partager. On s’est dit que c’était dommage, qu’au-delà de notre attachement, on était peut-être en train de perdre le contact avec toute une culture, avec une partie de nous. Car comment être authentique, si on se construit en partie sur du vide ? Comment partager avec les autres, si on n’a plus rien à partager ? Comment prendre soin d’une terre, si on ne la connaît pas ? Et là, on s’est souvenu de notre grand-mère, qui dit souvent : Moi, je n’ai pas fait d’études, je ne sais pas grand-chose. Vous, vous savez. Sauf que la mémé, elle sait, elle est bilingue depuis l’âge de cinq ans, connaît toutes les collines de Spézet à Carhaix et fait germer la terre comme personne !

Aujourd’hui, 96% des Bretons se disent fiers, mais peu connaissent leur histoire et seulement 5% parlent une langue régionale. Et tout ça, alors que chacun à son échelle est riche d’une goutte de savoir sur le territoire.


Alors, on a fait un rêve : et si on les rassemblait, pour redécouvrir ensemble un trésor commun à partager ? Parce qu’on sait tous quelque chose, quelque chose qui peut être utile à l’autre.

Inspirés par les projets Human et Demain, nous nous sommes lancés dans une série de portraits à l’échelle, armés de notre caméra et de notre micro ! On s’est mis à sillonner les routes, pour rassembler ainsi les pièces du puzzle que chacun détient. Tels de joyeux collecteurs des temps modernes, on a commencé à poser des questions sur la région, à tous ceux qui voulaient bien y répondre, avec pour objectif de transmettre hier, questionner aujourd’hui, et transformer ensemble demain.

Âmes de Bretagne a pris la forme d’une web-série accessible sur les réseaux sociaux. Elle s’appuie sur les témoignages collectés auprès de dizaines de personnes en Bretagne, donnant à voir la diversité de notre territoire – de la mer à la terre, de la ville à la campagne, de Farrell (3 bougies soufflées) à Ernest (84 ans).

Donner la parole pour parler de quoi ? De la mobilité qui a effiloché la transmission des savoirs relatifs au territoire. De transmettre la mémoire d'hier (en rendant accessible à tous une connaissance orale et fragmentée), transformer notre quotidien de demain en mettant en lumière des initiatives positives, nous incitant tous à devenir acteurs du vivre ensemble.
Le tout, avec une conviction profonde : celle de l’ouverture. Nous croyons que la connaissance des cultures régionales permet le partage avec les autres et l’enrichissement de tous par la diversité. Âmes de Bretagne est un projet à la fois breton, français, européen et du monde.

ANNE-LAURE HAMON

BIOGRAPHIE
Anne-Laure-Ame-de-Bretagne

30 ans, l’âge de raison ? Rien n’est moins sûr… après une école de commerce et 5 années de conseil en entreprise, Anne Laure vient de tout quitter pour se lancer, en duo avec son frère Kévin, dans l’aventure artistique des Âmes de Bretagne ! L’idée du projet germe dans son esprit lorsque ses amis de Paris lui demandent à elle - la Bretonne de la bande - de leur partager un bout de sa Bretagne : elle prend alors conscience de son ignorance. Autodidacte ? Ça ne lui fait pas peur : avec son frère, ils aiment apprendre encore et apprendre toujours… se métamorphoser pour progresser. Une signature ? Un goût prononcé pour la culture populaire, la voix du collectif, pour une atmosphère où l’art et le réel se mêlent, et s’entremêlent.

KÉVIN HAMON

BIOGRAPHIE
HAMON-Kevin

À 23 ans Kévin a passé la première partie de sa vie dans le Centre-Bretagne. Pourtant, il ne s’est jamais senti autant Breton que lorsqu’il a étudié au Chili ou à Boston. Ne parlant pas la langue bretonne, connaissant peu de choses sur sa région, il a compris là-bas le potentiel de la culture bretonne et la valeur de l’authenticité qu’elle véhicule.

Étudiant Ingénieur-Manager à Nantes et porteur de projets entrepreneuriaux à de multiples reprises, Kévin a donc lancé l’aventure des Âmes de Bretagne avec sa sœur, dans le but de redonner un sens moderne à cet attachement à la culture locale dans le monde globalisé qui nous entoure. Il a ainsi mis les pieds dans le monde de l’audiovisuel en se formant sur le terrain et en auto-produisant les œuvres.

L'identité régionale

REVUE DU WEB

TÉBÉO, L’instant T (4’20 > 10’00) >>> Anne Laure Hamon raconte le projet Âmes de Bretagne.

INA >>> 1970, peu avant sa mort, Morvan Lebesque pose la question Comment peut-on être Breton ? au micro d'Yves Mourousi. C'est en fait le titre d'un ouvrage où avec fougue et un sens de la formule bien développé, il constate l'oppression culturelle et politique que la France impose à la Bretagne. Cet ouvrage a marqué une génération de Bretons qui cherchent les moyens d'affirmer leur identité.

ABP, Philippe Argouarch >>> Avec son livre Être Breton Jean-Michel Le Boulanger s'inscrit dans la continuité du régionalisme éclairé. Un régionalisme identitaire basé sur le sentiment d'appartenance et sur la connaissance intime de son territoire. La reconnaissance complète de son identité bretonne devient une nécessité mentale pour le bien-être personnel certes, mais aussi pour pouvoir agir, servir, créer et s'octroyer un futur.

LE NOUVEL OBSERVATEUR >>> On peut devenir breton si on aime la Bretagne ! Pour Ronan Le Coadic, sociologue, l'identité finistérienne se nourrit du droit du cœur, du sentiment minoritaire et d'un certain art de vivre. Entretien.

ESPACE PARTICIPATIF

  • 31 Mars 2019 16:22 - bernez jestin

    "Bretons" prend une majuscule svp !

  • 19 Décembre 2018 17:21 - Kévin HAMON

    Bonjour Jean Claude,

    Merci beaucoup pour votre chaleureux retour sur notre travail.
    Ces bretons vous paraissent-ils malheureux ? Il y a du travail évidemment, mais ce questionnement est la première étape à une prise de conscience. Le monde bouge, et à toute époque (particulièrement aujourd'hui), chacun doit travailler pour construire sa propre identité bretonne. Ne sont-ils pas en bon chemin ? ;)

    Nous cherchons vraiment, à travers cette web-série et l'exposition itinérante en préparation, proposer un sens moderne, positif, et ouvert à cette identité locale, permettant à chacun d'y travailler.
    Je vous invite à resté connecté et nous serons toujours preneurs de vos retours!
    A bientôt, Kévin.

  • 18 Décembre 2018 18:03 - LE BORGNE Jean-Claude

    Bonjour,
    C'est vraiment super ce que vous faites et ce que vous diffusez. Je regardais les 6 petits films des HAMON, c'est certainement pas facile de trouver un panel représentatif de bretons de toutes générations; je crois que tous ceux-là, présents dans ces films sont (malheureusement) assez représentatifs. Y'a encore du boulot à faire ...pour être breton.

KuB vous recommande