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Guy Le Querrec

  • photographe

Guy Le Querrec, d’origines bretonnes, est né à Paris le 12 mai 1941. Il prend ses premières photos à l’âge de 14 ans avec un Ultra-Fex 4,5×6, cadeau de Noël du comité d’entreprise de la banque où travaille sa mère. L’année suivante, il achète un Photax d’occasion auquel succède un Semflex puis un Rolleiflex, offerts par ses parents en récompense de réussites scolaires. En 1962, il achète son premier Leica, un IIIG, avec le revenu de ses heures supplémentaires dans la compagnie d’assurances où il travaille. Il devient professionnel à 26 ans et débute dans une petite agence de publicité Atelier 3 située rue Daguerre à Paris. En 1969, il est engagé par l’hebdomadaire Jeune Afrique comme reporter photographe et responsable du service photo. Pendant deux ans, il voyage fréquemment en Afrique noire francophone et dans les pays du Maghreb. Il rejoint ensuite l’agence Vu, dirigée par Pierre de Fenoÿl en 1971 et, l’année suivante, co-fonde l’agence Viva qu’il quitte en 1975. Sujets les plus représentatifs de cette période : la Bretagne, La famille en France (reportage collectif de Viva, 1973), le Portugal de la Révolution des Œillets (1974-1975), Les Français en vacances (1976, première bourse de la Fondation Nationale de la Photographie). Entré à Magnum en 1976, il est élu membre en 1977.


Principaux reportages : le concert Mayol à Paris (1979, bourse de la Ville de Paris), nombreux pays d’Afrique entre 1984 et 1998 dont un reportage sur les traditions en Pays Lobi au Burkina Faso dans le cadre du 50e Anniversaire de Magnum, la Chine (1984-1988- 1989), les Etats-Unis en 1990 : le Big Foot Memorial Ride (Dakota du Sud). De 1977 à 1985 une étroite collaboration avec le sculpteur Daniel Druet le conduit notamment à l’Elysée pour une dizaine de séances de pause du Président François Mitterrand. Une de ces photographies a été sélectionnée en 1999 dans la série Les 100 photos du siècle (TV et livre). En 1998 il est lauréat du Grand Prix de la Ville de Paris. La musique, et tout particulièrement le jazz qu’il fréquente depuis les années 60, occupe une place importante dans son travail. Ses photographies constituent une chronique régulière et dense de l’univers des musiciens, de leurs gestuelles, de leurs cadences, de leurs relations et de leurs décors, aussi bien en scène, en concert, ou en répétition, que dans les coulisses, en voyages, en instance de création et de vie. Première photo de Michel Portal en 1964.

En 1981, dans le cadre d’un projet du Ministère de la Culture (Photoscopie), il va le suivre pendant 3 mois. Depuis cette période, il chronique régulièrement des épisodes de sa vie de musicien, notamment, dans les livrets pour les CD « Minneapolis » (2001) et « Minneapolis we insist » (2002) publiés chez Universal Jazz.

Lors des Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles, au Théâtre Antique, il crée deux spectacles, « De l’eau dans le jazz » en 1983, puis en 1993 « Jazz comme une Image ». Projetées sur écran géant, les photographies sont conçues comme partition pour une musique improvisée en direct par un quartet où il réunit Michel Portal, Louis Sclavis, Henri Texier et Jean-Pierre Drouet. En 1998, il réalise pendant cinq semaines dans les stations du métro parisien, une campagne d’affichage évolutif (Jazz comme une Image) consacrée au festival Banlieues Bleues.

Depuis 1980, il a participé à une trentaine de films documentaires sur le jazz, réalisés principalement par Frank Cassenti (portraits de musiciens, chroniques de festivals…). Prolongeant les tournées africaines à travers 25 pays, avec les musiciens Aldo Romano, Louis Sclavis et Henri Texier, trio inventé à son initiative, sont publiés chez Label Bleu, les coffrets (cd et livrets, récits photographiques de ces voyages) : en 1995 Carnet de Routes (Afrique centrale et de l’ouest), en 1999 Suite Africaine (Afrique de l’est et du sud). En 2005, sortie du troisième volet du triptyque africain sous la forme de deux albums – CD « African Flashback », comprenant une sélection de près de 200 photographies prises lors d’autres reportages en Afrique entre 1968 et 1998, et mises en musique par ce même trio. En novembre 2006, à l’occasion des 20èmes rencontres internationales D’Jazz de Nevers, création du spectacle « Root africaine » du Trio et du Griot. Raymond Depardon, directeur artistique des Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles 2006, le choisit parmi ses compagnons de route. Sous le titre L’œil de l’éléphant, il se trouve impliqué dans trois projets : une importante exposition rétrospective de 70 photographies grand format, la création d’un nouveau spectacle de projection de ses photographies mise en musique en live par le même quartet qu’en 1983 et 1993, Portal, Sclavis, Texier, Drouet, et la direction d’un stage. Les deux spectacles L’œil de l’éléphant et Root africaine tournent en France, Belgique, Hollande, Hongrie, Espagne, Italie, Allemagne… En 2008, Daniel Soutif sélectionne un portfolio pour l’exposition Le Siècle du Jazz coproduite par le Mart à Rovereto, le musée du quai Branly à Paris et le CCCB à Barcelone.

Guy Le Querrec mène par ailleurs, depuis son premier stage aux rencontres d’Arles en 1976 une activité pédagogique régulière et remarquée, en France (RIP d’Arles, Université Paris VIII, atelier de la Ville de Paris…) et à l’étranger (Suisse, Angleterre, Belgique, Espagne, Italie, Canada, Sénégal, Mongolie…).

Guy Le Querrec est à retrouver sur KuB sur les pages Guy Le Querrec - En Bretagne et Regards de Breizh.

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