Beatbox tour

portrait Saro en Asie néons

Plus globish que l’anglais, la human beatbox est un langage universel, un langage que Saro maîtrise à merveille et qui lui permet de communiquer avec des Japonais, Thaïlandais, Indiens… aussi intensément qu’avec le public des Vieilles Charrues. Outre sa cavité buccale, Saro est équipé d’une tablette hérissée de boutons lumineux qui lui permettent de faire des loopings sonores et de se déployer simultanément sur plusieurs registres.

Thibaut Boulais a filmé le jeune homme déambulant, du pavé nippon aux rues poussiéreuses de Bombay, à la rencontre de publics qui le connaissent par la magie des réseaux, d'authentiques fans qui le suivent et parfois pratiquent eux aussi le beatbox. Chemin faisant, ce Périple asiatique nous documente sur la vie dans la rue de ces villes, que nous découvrons comme si nous y étions.

SARO, UN PÉRIPLE ASIATIQUE

de Thibaut Boulais (2019 - 52')

Saro est un artiste en pleine ascension, un garçon attachant né en 1989 dans la campagne d'Ille-et-Vilaine. En quelques mois il est devenu une star dans sa discipline liée aux cultures urbaines : le beatbox loopstation. Le film l'accompagne dans sa première tournée internationale, deux semaines de marathon scénique du Japon à l'Inde, en passant par la Corée du Sud, le Vietnam, la Thaïlande et la Chine.
Entre découvertes, émerveillement, mais aussi moments de pression sans précèdent pour lui, nous avons été les témoins de la rencontre entre le Rennais et une jeunesse asiatique qui attend le champion du monde 2018 de beatbox.

>>> un film produit par Yann Legay, Wag Prod et Ismaël Lefeuvre, ILCM

Moment charnière

INTENTION
Saro sur scène loopstation vue de haut

par Thibaut Boulais

Je connais Saro, Tristan de son vrai nom, depuis 2017, un an avant qu'il ne se produise aux Vieilles Charrues. Comme tous les festivaliers présents ce jour-là, j'ai été très surpris et ému de le voir sortir de scène en pleurs, exténué et comblé par l'accueil du public. Deux semaines plus tard à Berlin, Saro a été sacré champion du monde et s’est révélé parfaitement à l'aise en interview lors de la tournée de promotion qui a suivi. Cette alternance entre fragilité et solide assurance m'a donné envie de faire le portrait de celui qui est capable, à la fois de jouer un groupe à lui tout seul avec sa voix comme unique instrument et, quelques instants plus tard de craquer devant dix-mille personnes.
Ce même été 2018, une proposition lui a été offerte : participer au French Miracle Tour qui traverse l'Asie du nord au sud. Je connaissais bien l'intensité de cette tournée asiatique pour y avoir, ces deux dernières années, filmé des musiciens bretons. J'ai tout de suite eu envie de saisir l'occasion de cette nouvelle édition pour faire le portrait de Saro qui était jusque-là plutôt habitué au public hexagonal. Avec l’Asie, il allait changer d'échelle et de culture. Allait-il savoir garder sa fraîcheur et sa spontanéité face au gigantisme du marché asiatique ? Cette tournée allait-elle l'amener à modifier son art, à la fois intuitif et rudimentaire ?


À travers ce film, j’ai voulu montrer ce moment charnière de la carrière et de la vie de Saro. Dans le milieu musical, on dit volontiers qu'un artiste sur mille arrivera à percer. Saro s’apprêtait à sauter cette marche. Nous avons été les témoins privilégiés de cette étape. Ce portait en forme de road movie s’est fait en empathie avec son héros. Il s’agissait de se saisir de ce voyage hors norme, non seulement pour en relater toutes les péripéties – c'est la dimension d'aventure du film – mais aussi pour jeter un œil en arrière : qu'est-ce qui a permis au petit Fougerais d'arriver là ? Et en avant : comment envisageait-il la suite de sa carrière ?
C’est donc bien d'un portrait dont il s'agit : son enfance à la campagne, sa relation privilégiée avec des parents qui lui ont permis de se consacrer à la musique dès 16 ans, l'importance qu'il accorde à la fidélité, en amitié comme en amour... Dans le marathon de la tournée, l'entourage professionnel est déterminant. Ingénieur du son, manager et éditeur, sont des personnages secondaires mais indispensables, les chevilles ouvrières de ce qui pourrait devenir un véritable french miracle.
L’ambiance musicale a évidemment été l’un des points importants de ce documentaire. Il ne s’agissait pas simplement d’accompagner l’image avec des morceaux de Saro mais bien de composer pour les différents moments du film. Ainsi j’ai fait appel à Étienne Chouzier, un compositeur et arrangeur qui a déjà collaboré avec Wag Prod sur un court métrage. Étienne, plus habitué à la composition à l’image, a pu apporter son expérience et guider Tristan dans sa création musicale. Créer une bande son complète a été l’occasion pour Saro de revivre et de réinterpréter cette tournée avec du recul.

Thibaut Boulais

BIOGRAPHIES
portrait Thibaut Boulais

Thibaut Boulais est né en 1973 et vit à Rennes. Attiré depuis toujours par les métiers de l’image et du son, il a débuté à la radio à l’âge de treize ans puis a passé le bac avec une spécialisation en cinéma à Rennes. Il a ensuite étudié à l’ESRA (École Supérieure de Réalisation Audiovisuelle) où il enseigne aujourd’hui. Il a rapidement commencé à travailler en tant que cadreur-monteur pour la télévision dans toute la France. Il a intégré TVR en 2003 pour couvrir le domaine culturel en tant journaliste reporter d'image et présentateur. Formé à l’écriture documentaire à Lussas, il réalise un reportage de 26 min par mois sur un sujet de société. Il a également réalisé des documentaires pour France 3 et .Mille Et Une. Films : Tranches de Trans, Bobital, un village dans la démesure, Edmond Hervé 30 ans pour une ville

SARO

BIOGRAPHIE
Portrait Saro en Asie

Saro, a.k.a Tristan Coudray, a grandi à Fougères et pratiqué la batterie dès l'âge de six ans. Après avoir découvert l'art du beatbox lors d'un concert, il comprend qu'il peut faire de son corps un instrument de musique et de rythme moins encombrant que la batterie. Quelques années et une bonne dose de travail plus tard, il est sacré champion de France en équipe 2015 avec la Team Punk, puis champion du Grand Beatbox Battle Loopstation 2017 et enfin champion du monde en août 2018 dans sa catégorie de prédilection : la loopstation.
Il est reconnu dans le monde du human beatbox, et apprécié du public aussi grâce au spectacle dynamique et dansant qu'il offre.

Le roi du beatbox

REVUE DU WEB

BEATBOX BATTLE >>> Ci-contre Finale du World Beatbox Loopstation Champion 2018, remportée par Saro.

OUEST FRANCE >>> Trans Musicales. Le Fougerais Saro est le roi du beat box.

TRAXMAG >>> Quand le beatbox s’empare du dancefloor : les piliers de la nouvelle génération. Né dans le Bronx des années 70, le beatbox prend dès ses débuts un aspect spectaculaire […] mais avec l'apparition des loop stations, le renouveau s'amorce.

UNTITLED MAG >>> Entretien avec Saro : Le beatbox, c’est un instrument de musique !

GREENROOM >>> Arnaud Rebotini et Saro préparent leur Pékin Express : entretien de pré-tournée avec les deux artistes

LES INROCKS >>> Édition 2015 : French Miracle Tour : comment la France part à la conquête de l'Asie

CRÉDITS

image, son et réalisation Thibaut Boulais
montage image Jean-François Barré
montage son Marvin Lormel
étalonnage Pascal Nowak
post-production AGM Factory

une coproduction Wag Prod, ILCM,

avec le soutien de TVR, Tébéo Tébésud, la Sacem et d'AGM Factory
avec la participation du CNC

Artistes cités sur cette page

portrait SARO beatboxer

Saro

portrait Thibaut Boulais

Thibaut Boulais

ESPACE PARTICIPATIF

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