Portraits de Français

portrait d'une français par Luc Choquer

À mi-voix, Luc Choquer nous livre son ressenti face aux personnes qu’il a photographiées. Son expo s’appelle Portraits de Français et nous propose une approche par la marge, à rebours des stéréotypes. Des figures de la diversité qui s’inscrivent parfaitement dans le parcours que propose l’Abbaye de Daoulas en ses murs et son vaste jardin, sous le titre Liberté, Égalité, Diversité.

Ce que nous raconte le photographe, c’est l’histoire de celui qui regarde les autres et les saisit dans leur vérité. Un processus qui passe par de l’empathie mêlée à de la distance, pour que le modèle lâche prise dans une disposition formelle qui le révèle. De l’humanité et un grand sens de la composition.

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PORTRAITS DE FRANÇAIS

de Luc Choquer (2010-2019)

La série photographique de Luc Choquer Portraits de Français est exposée dans le parc de l’Abbaye de Daoulas. Chaque tirage y est accompagné par un enregistrement de la voix du photographe qui livre le récit derrière les clichés, récit collecté lors des entretiens menés avec les individus représentés.
Cette exposition s'est tenue dans le cadre de ses Balades photographiques, fruit d’une collaboration avec la Municipalité de Daoulas. Ces dernières années, elles ont permis aux habitants d’accéder aux travaux de nombreux photographes internationaux : Hans Silvester, Gérard Uféras, Xavier Zimbardo, Éric Valli, J.D. Okhai Ojeikere et Medina Dugge.

Next door

INTENTION

par Luc Choquer

Lorsque j’ai commencé ce travail vers 1985, j’avais le sentiment de vivre une époque en mutation radicale. La fin d'un siècle sans douceur, chaotique, vertigineux mais bel et bien charnière. On reparlera certainement plus tard de cette période, comme d’une transition vers un moyen âge ou une renaissance. Ce sentiment m’a donné envie d'aller chercher le sens des choses chez mon voisin de palier et non aux antipodes. Celui ou celle qu'on croise au quotidien et qu'on pense connaître sans se rendre compte de son incroyable singularité. Fragilité ou folie peuvent flirter avec normalité, une corde raide sur laquelle nous marchons tous.
Choix de radicalité donc dans ces portraits, qui ramènent au collectif, au questionnement. Ils furent réalisés sur de nombreuses années, au retour de mes reportages ou résidences d’artiste effectués à l’étranger.

Luc Choquer

BIOGRAPHIE
Portrait photographe Luc Choquer

Après avoir suivi des études de psychologie et travaillé auprès de délinquants et toxicomanes, Luc Choquer devient photographe à partir de 1979 et collabore dès lors à des magazines nationaux et internationaux.
Il reçoit le prix Kodak de la critique en 1985 et présente ses images au Mois de la Photo à Paris. En 1986, il obtient la bourse de la Fondation Angénieux pour son travail sur la banlieue parisienne. En 1988, il participe à la création de l’agence Métis. Son premier livre, Planète France (éd. Contrejour), dont les photos seront exposées à Paris ainsi qu’à Tokyo, paraît en 1989. Il reçoit le prix de la Villa Médicis hors les murs pour son projet sur les femmes de la Perestroïka, récompensé par le prix Niépce (1992), exposé au Centre National de la Photographie et publié sous le titre Ruskaïa (éd. Marval), qui donne lieu à des expositions en France, à Moscou, San Francisco, etc.


En 1995, il expose Regard social – Regard d’artiste aux Rencontres d’Arles avant de se consacrer à son projet Portraits de Français, dont un ouvrage paraît aux éditions de La Martinière en 2007 et qui est exposé au Musée du Montparnasse, ainsi que dans de nombreux lieux en France et à l’étranger. La même année, il participe au projet du Conservatoire du littoral, en photographiant l’Archipel des Sept-Îles en Bretagne (éditions Marval). En 1997, il réalise ses premières séries de mode, puis une année plus tard Reporters sans frontières lui confie la réalisation d’un court métrage. En 2002 il expose au Mois de la photo à Paris, ainsi qu’au Salvador et au Nicaragua. Il entame un travail sur le thème du Paris Sensible en 2005.

C’est en 2008 qu’il rejoint la galerie Agathe Gaillard où il expose pour ensuite rejoindre l’agence Signatures. En 2010, il sort son livre Les Vieux.
Son travail sur Les Français fait l’objet d’une exposition à La Maison Européenne de la Photographie en 2010. À l’occasion de la sortie de son livre Les Parisiens en 2011, il expose son travail sur Paris à la Galerie Agathe Gaillard. Un an plus tard, il réalise une autre résidence d’artistes où son travail consiste à dresser des portraits de résidents d’une communauté implantée à Berdine, un village du Lubéron accueillant depuis quarante ans d’ex-alcooliques et toxicomanes. Ce travail est montré à Arles en 2013, dans l’exposition Fait & Cause.
Durant le Mois de la photo en 2014, il expose sa série Femmes d’Istanbul à la Galerie Agnès B, pour laquelle il reçoit le prix Hors les murs décerné par l’Institut Français. Les éditions de l’Élocoquent publient un ouvrage de son travail sur les femmes d’Istanbul en 2019.

Photographie humaniste

REVUE DU WEB

ARTE >>> [Ci-contre] À la fin des années quatre-vingt dix, des journalistes suivent Luc Choquer sur plusieurs de ses chantiers photographiques.

OUEST FRANCE >>> Luc Choquer ou la photographie humaniste : De Saint-Petersbourg à Istanbul en passant par les quatre coins de l’hexagone, le photographe Luc Choquer place les femmes au cœur de son travail photographique.

LES INROCKS >>> Luc Choquer s'est lancé dans un projet démesuré : un portrait des Français de cette fin de siècle. Un témoignage attendri et éparpillé sur la diversité des vies hexagonales.

AFRIK >>> Entretien avec Luc Choquer et Bertrand Pelosse (qui a mené les entretiens avec les individus photographiés).

TÉLÉRAMA >>> En photographiant des lieux si ordinaires qu'on ne les voit plus, Raymond Depardon dresse un portrait intime et pluriel de la France moderne. Entretien.

FISHEYE >>> Robert Frank scrute le visage caché du pays des rêves et des libertés. Il cueille sur la route des fragments de lieux et des scènes de vie ordinaires. Il crée une nouvelle forme de photographie vernaculaire et redéfinit une image de la société américaine non idéalisée.

STANFORD NEWS >>> [anglais] Richard Avedon, In the american west : The people he chose to photograph were everyday people coping with the often-harsh reality of rural life. His approach monumentalized ordinary people; they were the antithesis of what was the common view of the West at the time.

CRÉDITS

photographies Luc Choquer

montage Estelle Kaufmann

exposition Abbaye de Daoulas

Artistes cités sur cette page

Portrait photographe Luc Choquer

Luc Choquer

ESPACE PARTICIPATIF

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