Les vivants et les morts

« Novembre » de Ronan Tronchot
souvenirs parentalité deuil

Après la Toussaint, c’est le début de la morte saison. Novembre, quand les ténèbres envahissent les journées, que la courbe du soleil se fait de plus en plus courte, et que notre esprit se laisse plus volontiers envahir par des pensées morbides. 
Sous un ciel venté du bord de mer, François est hanté par la présence de Léa, la maman de leur jeune enfant, disparue un an plus tôt. Lutte de la mémoire contre la disparition, l’existence de Léa persiste dans l’esprit et la rétine de François, comme sur la pellicule de Novembre , jusqu’à ce que Léa prenne congé. 

Édito : Serge Steyer

Auteur-réalisateur d’une trentaine de films depuis la fin des années 80, principalement des documentaires pour et avec la télévision publique (France Télévisions, Arte). Auteur d’articles et de dossiers papier pour Films en Bretagne, dont Photographie de l’activité cinématographie et audiovisuelle en Bretagne (2009) et Réinventons l’audiovisuel public (2013). Directeur ...

NOVEMBRE

de Ronan Tronchot (2012-19')

C’est l’histoire d’un cerf-volant qui danse dans le ciel. Il tire sur ses fils en essayant de les rompre pour pouvoir enfin s’envoler en toute liberté. C’est l’histoire d’une plage qui s’arrête et d’une mer qui commence. C’est l’histoire de François qui n’arrive pas à oublier Léa.

>>> un film produit par Charles Philippe et Lucile Ric, Les films du clan


Prix et sélections 

- Scénario lauréat de la 5e édition du concours Estran

- Festival Européen du Film court de Brest 2012, hors compétition 
- Bruxelles Short Film Festival 2013, en compétition internationale 
- Festival Armoricourt 2013, En Compétition, Prix du Public

- Festival Courts en Betton 2013, hors compétition

- Festival de Brie Comte Robert 2013, Prix du Jury

- Festival de Cinéma de Douarnenez, Grand Cru Bretagne 2013

- Festival Jean Carmet 2013, en compétition 

ENTRE CIEL ET TERRE

NOTE D'INTENTIONS
Novembre

par Ronan Tronchot 

Novembre raconte l’histoire de François, un jeune père qui essaye de se reconstruire après la disparition de sa femme. Dans un décor unique, une plage et les falaises qui la borde, le temps d’une journée d’automne, Novembre traite de façon simple et épurée le passage du passé au futur à travers le portrait d’un homme blessé, un homme qui veut oublier et avancer mais qui culpabilise à l’idée de passer à autre chose.
Un père qui se cache pour se protéger et protéger son fils de la douleur qui le ronge à petit feu. Doucement, au fil de la journée, à travers des dialogues qu’il entretient avec sa femme, on en apprend sur François, sur son histoire, son passé. Une manière pour lui de la garder en vie et une manière pour lui de faire le point. On pense d’abord à une rupture et puis la mort se glisse dans les dialogues, doucement, simplement. Elle est là, partout, depuis le début. Elle a envahi sa vie comme une blessure qui tarde à cicatriser et que l’on choisit de laisser ouverte pour garder une trace et se souvenir.
C’est l’histoire d’un cerf-volant, un cerf-volant qui tire sur ses fils pour s’échapper et s’envoler mais qui ne les rompt jamais de peur de s’écraser. C’est un film sur la frontière, celle entre le sable et la mer, entre la terre et le ciel, entre le passé, le présent et le futur : un film sur un homme qui doit réapprendre à vivre. 


RONAN TRONCHOT

BIOGRAPHIE
ronan tronchot novembre

Après une licence de cinéma à l’Université Rennes 2, Ronan Tronchot intègre l’École Nationale Supérieure Louis Lumière en section image d’où il sort diplômé en 2010. Il commence alors à travailler comme assistant et chef monteur sur des longs métrages.

Lire la suite...

PASSER À AUTRE CHOSE

REVUE DE PRESSE

Psychologies, Flavia Mazelin Salvi >>>  Faire son deuil… L’expression, que l’on entend comme une invitation à passer à autre chose, en dit beaucoup sur le double tabou que représentent aujourd’hui la mort et le chagrin dans notre société. Or, nous dit la psychanalyse, ce travail est un processus long et complexe. Et essentiel pour redire oui à la vie.   

Conserveries mémorielles, par Ophélie Méchin >>> Destin des identifications dans la perte : le fantôme. L’observation clinique du deuil invite à observer les phénomènes de revenance, qui prennent, par moments, une forme de hantise. Ces fantômes sont communément considérés comme une interruption dans le travail du deuil. Si l’expérience du deuil ne se fait pas sans souffrance, l’apparition des fantômes est-elle toujours une entrave au processus du deuil ? 

Société Psychanalytique de Paris, Michèle Combes-Lepastier >>> L’énigme du deuil - Le traumatisme du deuil crée une rupture dans le temps et l’espace psychique. Nous ne pouvons nous résoudre à oublier nos morts de peur de ne plus savoir si nous sommes nous-mêmes encore vivants. Remplir le néant d’absence et faire de cette absence un plein de sens pour une retemporalisation subjective, tel sera le travail analytique. 

ESPACE PARTICIPATIF

PROPOSER

une œuvre ou un projet

COMMENTER

votre avis nous intéresse !

KuB vous recommande