Les Mavericks

casquette et peinture d'enseigne Tristan peintre en lettre

Travailler pour gagner sa vie ? Ou pour la perdre ?
Antoine Grenié a choisi à 28 ans de laisser tomber une carrière de commercial pour changer de cap, redéfinir son projet professionnel à l'aune de sa compréhension de l'état du monde. Il fait partie de cette génération qui a compris que la transition n'était pas un vain mot et que pour changer le cours des choses il allait falloir s'autoriser à sortir des sentiers battus.

Son goût des autres le conduira à faire des portraits vidéo de gens. Mais lesquels ? Il choisit d'aller à la rencontre de personnes qui ont osé une reconversion professionnelle pour entrer en adéquation avec leurs idées. Voici donc une mini-série qui permet de comprendre que le boulot n'est pas une fatalité et qu'avec un peu d'audace et de ténacité l'on peut mettre en harmonie son activité professionnelle et sa passion.

ÉPISODE 2

TRISTAN, DE CHARGÉ DE MISSION À PEINTRE EN LETTRES.

d'Antoine Grenié (2022-14')

Tristan s’est installé à Grandchamp dans le Morbihan, entre ville et campagne, pour exercer son nouveau métier de peintre en lettres. Un métier mêlant art et communication, répandu dans toutes les communes françaises dans les années 1900 mais qui a peu à peu disparu.

La nouvelle génération, dont fait partie Tristan, entend pourtant faire perdurer cette pratique.

ÉPISODE 1

MAXIME, D'INGÉNIEUR À SKIPPER

d'Antoine Grenié (2021-12')

Rendez-vous à Lorient, au pôle Course au large créé dans l'ancienne base de sous-marins. C'est là que Maxime a décidé d'opérer sa reconversion. S'éloigner de son ordinateur pour passer plus de temps dehors, voilà le point de départ de sa réflexion. Son attrait pour les courses transatlantiques décidera de son projet de transition.
Portrait de Maxime qui combine son activité de skipper de plaisance tout en préparant la Mini-transat 2023.

INTENTION

Insuffler de l'envie

Antoine et Maxime sur le voilier - Maverikcs

par Antoine Grenié

Je suis un pur produit des écoles de commerce, de ces jeunes diplômés qu’elles envoient sur le marché du travail. Un profil un peu couteau-suisse, pas vraiment expert en quoique ce soit, mais doté d’une bonne capacité d’adaptation et d’un sens du relationnel. Sur le papier, j’avais tout pour être heureux dans mon job : un boss génial, une certaine indépendance, des voyages professionnels à travers l’Europe… Pourtant, impossible d’être réellement motivé. J’avais l’impression de ne croire en rien et d'aspirer à autre chose, de plus vrai, de moins superficiel.

J’ai finalement mis mes envies sur papier, raturé, chiffonné, recommencé encore et encore… Moi qui ne croyait en rien, je me suis retrouvé plein de convictions de toutes sortes.


Conviction #01 : Un travail a le devoir de me nourrir autrement que sur le plan financier. Beaucoup considèrent le travail comme un moyen et non une fin. Pourtant, il y a un enjeu capital dans le fait de passer 70% de son temps éveillé à faire quelque chose qui nous anime. Toutes les personnes que j’ai rencontrées en réalisant cette série ont un point commun : elles sont animées par ce qu’elles font. Ce serait un mensonge de dire qu’elles vivent un quotidien doux et paisible. Pour autant, chacune de leurs actions participe à les rapprocher un peu plus d’un objectif qu’elles se sont fixées et dans lequel elles croient.

Conviction #02 : Raconter l'histoire des femmes et des hommes de notre société. Quand on aborde un sujet aussi personnel et complexe que les transitions professionnelles, il faut pouvoir s’identifier au sujet. J’ai donc choisi de me concentrer sur des personnes ordinaires.

Conviction #03 : Nous devons retrouver notre capacité à construire des choses de nos mains. Mettre en lumière l’artisanat, les métiers de bouche ou agricoles, c’est aussi un moyen de redonner ses lettres de noblesses aux entrepreneurs essentiels à notre économie.

Conviction #04 : Nous sommes en manque d’aventures humaines simples et authentiques. J’ai voulu montrer qu’il peut être facile de les vivre.

Conviction #05 : Nous vivons dans un pays magnifique. Prendre le temps de sillonner les petites routes de France et se laisser surprendre. J’ai voulu ajouter une dimension de voyage local dans ce projet, pour montrer que l’on n’a pas besoin de traverser le globe pour se dépayser.

C'est au terme de cet inventaire que m’est venue l’idée de créer une série documentaire sur le thème de la transition professionnelle radicale. Un projet pour véhiculer mes convictions, avec l’objectif d’inspirer, d’insuffler de l’envie, de montrer que c’est possible. Il n’y a pas de projet trop fou, pourvu qu’on y croie.

BIOGRAPHIE

Antoine Grenié

Antoine Grenié - Mavericks

Né en 92, originaire de Vannes, Antoine Grenié se dit Breton-voyageur. Ces dix dernières années, il a eu l’occasion de vivre dans différents pays : Canada, Angleterre, Allemagne, Pays-Bas. C’est en grande partie ces expériences qui ont développé chez lui le goût pour l’humain et les rencontres. Sa volonté de transmettre des histoires de vie a fait naitre l’envie de s’essayer à la réalisation documentaire depuis 2020.

COMMENTAIRES

    CRÉDITS ÉPISODE #2

    avec Tristan Gesret, Antoine Grenié, Simon Gaigner, Adeline Le Broc, Stéphane Greky et Abdoul.

    écriture, réalisation et montage Antoine Grenié

    son et image Guillaume Le Berre, 5 mars Production

    drone Ewen Le Bihan

    lieu de tournage Grandchamp

    CRÉDITS ÉPISODE #1

    avec Maxime Buhry, Antoine Grenié

    écriture, réalisation et montage Antoine Grenié

    son et image Guillaume Le Berre, 5 mars Production

    drone Ewen Le Bihan

    lieu de tournage Lorient

    Artistes cités sur cette page

    Antoine Grenié - Mavericks

    Antoine Grenié

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