À perte de vue

À perte de vue - Salem - Racine - Banner - hd

Érosion

Les côtes déchiquetées par la mer, un jeune homme au regard triste qui souffle dans une trompe pour manifester sa participation à la mobilisation citoyenne… À perte de vue se met à l’écoute d’adolescents des Îles-de-la-Madeleine — entre les côtes canadiennes et Saint-Pierre-et-Miquelon — un archipel exposé à de fortes tempêtes et par conséquent à une érosion côtière menaçante pour ses habitants.

Au lendemain d’un coup de vent hivernal, un présentateur radio se veut rassurant vis-à-vis de ses auditeurs qu’il accompagnera jusqu’au rétablissement d’une situation la plus normale. Mais ce rétablissement n’est-il pas illusoire ?

Les réalisatrices Sarah Salem et Marie-Chloé Racine s’attardent avec malice sur un concours de châteaux de sable qui s’achève par leur effondrement à marée montante, image concrète de la vulnérabilité de notre monde. Or ce territoire canadien vit à l’américaine, à grand renfort d’équipements énergivores, cet American way of life non négociable selon le président des États-Unis. Mais les ados des îles ne sont pas dupes, C’est vraiment nous-autres le problème, et c’est l’ensemble des terres émergées et les populations massées sur les zones côtières qui sont concernées.

une page KuB en partenariat avec le FIFIG

Fifig logo partenariat

FILM

À PERTE DE VUE

de Sarah Salem & Marie-Chloé Racine (2020-34’)

À perte de vue aborde la disparition qui guette le territoire des Îles-de-la-Madeleine à la suite de la transformation des dunes et des falaises causée par les nombreuses tempêtes et le changement climatique. Alors que le territoire se dégrade et que les souvenirs s’effacent, trois jeunes nous font entrer dans leur univers insulaire, conscients des menaces qui pèsent sur leur terre natale.

>>> un film autoproduit distribué par Paraloeil

À PROPOS

Parole à la prochaine génération

Il y a beaucoup de films qui ne représentent pas nécessairement ce que les jeunes pensent face à la crise environnementale ou par rapport à leur territoire. Pour nous, c’était important de faire un film qui laisse la parole aux jeunes. L’idée du film était de parler de l’impact de notre environnement, quand on est jeunes, sur nos valeurs, notre façon de vivre et notre conscience. Le tournage a été réalisé de 2018 à 2019 et s’est effectué notamment à l’école aux Iris-de-Bassin, que fréquentaient les trois élèves.

BIOGRAPHIES

Sarah Salem

Salem - portrait - Gabarit

La réalisatrice et photographe Sarah Salem se forme par la pratique documentaire. Elle coréalise et manie la caméra pour À perte de vue, son premier court métrage. Elle fait également l’image de longs métrages documentaires pour Nadia Zouaoui, Halima Elkhatabi et Nadia Louis-Desmarchais. Sa sensibilité aux univers poétiques et intimes, ainsi qu’aux enjeux féminins et autochtones, a su s’exprimer à travers ses divers projets et son engagement au sein de la Wapikoni mobile, studio de création mobile canadien.

Marie-Chloé Racine

Racine - portrait - Gabarit

Marie-Chloé Racine est diplômée en direction de la photographie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), c’est en coréalisant À perte de vue, son premier court métrage, qu’elle découvre sa passion pour les rencontres inattendues et les histoires sensibles que propose le cinéma documentaire.

Elle a découvert les Îles-de-la-Madeleine en travaillant au Café de la Grave à l’été 2017, ce qui lui a donné l’occasion de côtoyer des jeunes de l’archipel.

REVUE DU WEB

Consciences écologiques

FRANCE INTER 🎧 (2024-5 ép.) >>> Podcast Les matins du monde. Giv Anquetil part à la rencontre d'une génération qui lutte pour la planète. Une série de cinq reportages, de la Laponie suédoise à la Corée du Sud, en passant par l'Ouganda, le Groenland et l'Inde

FRANCE CULTURE 🎧 (2021-58') >>> Épisode de la série Les sociétés face aux catastrophes climatiques. 60% de la population mondiale vit à proximité de la mer, ce qui illustre l'importance économique et territoriale majeure des littoraux. Cependant, la montée du niveau des eaux et les risques d'érosion pourraient entraîner des bouleversements démographiques majeurs et sans précédent

RADIO CANADA 🎬 (2020-11') >>> Entrevue avec Marie-Chloé Racine et Sarah Salem, réalisatrices du documentaire ‎À perte ‎de vue, sur les Îles-de-la-Madeleine, au Québec, confrontées au risque de disparition à cause de ‎l'érosion aggravée par les changements climatiques.‎ Elles ont donné la parole aux enfants des Îles qui sont témoins du rétrécissement de l'espace ‎habitable

LIBÉRATION 📝 (2024) >>> Climat Libé Tour. La jeunesse n’attend plus qu’on lui donne la parole, elle la prend. Réseaux sociaux, manifestations, pétitions; la créativité et l'ambition de la nouvelle génération pour se faire entendre avec ses propres canaux de diffusion

COMMENTAIRES

    CRÉDITS

    réalisation Sarah Salem, Marie-Chloé Racine
    son Nataq Huault

    montage Philippe Lefebvre
    musique Etienne Lambert

    distribué par Paraloeil

    Artistes cités sur cette page

    Salem - portrait - Gabarit

    Sarah Salem

    Racine - portrait - Gabarit

    Marie-Chloé Racine

    KuB vous recommande