Nos aîné·e·s - Femmes de la terre
FEMMES DE LA TERRE
de Julie Grossetête (2026 - 4 ép.)
À travers cette série Femmes de la terre, l’idée est de faire connaître un pan de l’histoire rurale et paysanne bretonne mais aussi de créer un pont entre différents visages de l’agriculture, à travers le lien fort qui relie ces quatre femmes à la terre.
>>> une collection produite par Patricia LE CALVEZ, L'image qui Parle
Une histoire bretonne
Une histoire bretonne
Portrait d'Anne Hamon à Saint-Nicodème.
La reine des prés
La reine des prés
Portrait de Louisette Le Calvez à Moustéru.
De fermes en fermes
De fermes en fermes
Portrait de Michelle et Robert Guégan à Saint-Servais.
Pont Cadic
Pont Cadic
Portrait de Marithé Vidament à Saint-Servais.
〝Ces portraits se veulent être un trait d’union au sein d’un monde agricole actuellement bien divisé et très en tension.〞
Le lien à la terre
Le lien à la terre
Julie Grossetête explique comment est né ce projet de série et ce qu’elle voulait mettre en avant grâce à lui.
Après une première série, Portraits de nos Aîné·e·s, qui mettait en avant cinq récits de vie et cinq rapports à l’âge, et qui a connu un très beau succès, avec L'image qui Parle nous avons eu l’élan de proposer une seconde série de portraits, ancrée cette fois-ci dans la ruralité, consacrée à quatre femmes agricultrices.
L’idée de cette série Femmes de la terre est de donner la parole à des personnes qui ont peu été mises en avant jusque-là et qui ont même parfois été stigmatisées. Aussi faire connaître un pan de l’histoire rurale et paysanne bretonne : des vies de labeur dans des conditions précaires, qui ont duré bien plus longtemps qu’ailleurs en France. L’électricité est arrivée à Saint-Nicodème fin 1953. Les évolutions technologiques y ont donc été récentes, rapides et importantes. À cette époque, la langue bretonne était encore parlée dans les familles. Certaines écoles appliquaient même l’interdiction de parler le breton en classe ou dans la cour, sous peine de punitions.
Les témoignages d’Anne Hamon, Louisette Le Calvez, Michelle et Robert Guégan ou encore Marithé Vidament reflètent ce territoire et aussi deux visages de l’agriculture : biologique et conventionnelle. Ces portraits se veulent être un trait d’union au sein d’un monde agricole actuellement bien divisé et très en tension. Rien n’étant noir ou blanc, Anne raconte ce qu’a apporté le remembrement, tout en ayant conscience de ses abus. Marithé parle de son approche militante, en reconnaissant que la modernité a aussi permis aux agriculteur.rice.s de trouver du temps pour leur vie de famille. Les portraits font aussi le pont entre un passé aux conditions de vie et de travail très précaires et une ultramodernité représentée par l’exploitation de la fille de Michelle et Robert. Ces films cherchent donc à dessiner et réconcilier les différents visages de l’agriculture, à travers le lien fort que toutes et tous entretiennent à la terre.
Julie Grossetête
Julie Grossetête
Julie Grossetête est autrice et réalisatrice. Elle est basée à Port-Blanc, dans les Côtes-d’Armor. Après plusieurs années consacrées à la production audiovisuelle et cinématographique, elle réalise un premier film personnel, le court métrage de fiction En chantier. Il est primé dans plusieurs festivals. Elle réalise ensuite plusieurs films documentaires et portraits.
Métamorphoses agricoles
Métamorphoses agricoles
LA RÉCOLTE 🎧 >>> La plateforme de L'image qui Parle avec tous les collectages de parole.
INA 📝 🎬 (1945-2000) >>> La Métamorphose des campagnes. Un parcours thématique composé d’articles et de films d’archives consacré à la modernisation du monde rural entre 1945 et 2000. Le renouveau de l’après-guerre ; le modèle breton ; les remises en cause du modèle. Par Martine Cocaud.
FRANCE INFO 🎬 (2024-11') >>> Inès Léraud répond aux questions de Frédéric Carbonne pour la sortie de Champs de bataille, bande dessinée sur l'histoire enfouie du remembrement.
FRANCE CULTURE 🎧 (2026-4 ép.) >>> Mondes ruraux, une histoire de femmes. Qui sont ces femmes en sabots, oubliées de l’histoire vers lesquelles historiennes et historiens portent aujourd’hui leur attention ? Elles sont nourrices, filles des champs qui veillent sur les enfants des autres, travailleuses immigrées, mais aussi paysannes engagées dans la culture du combat.



7 mai 2026 18:20 - Laurence
Magnifiques portraits ! Merci :)