Into The Wall
INTO THE WALL
INTO THE WALL
réalisé par Damien Stein (2017 - 3')
Raconter une insomnie
Raconter une insomnie
par Damien Stein
Into the wall est un clip pour lequel nous avons voulu simplifier le procédé au maximum : lieu unique, plan unique. Et si quelques variations interviennent, le dispositif reste simple : Marion qui s’inscrit dans un cadre feutré, légèrement onirique, portant parfois la caméra à bout de bras comme on se prend en main. La caméra sert ici de relais entre elle et moi, comme une évidence de réflexion commune, sans coupe, sans emphase.
Il y a une forme de plaisir propre à la pyrotechnie du plan séquence. Et un peu comme dans un jeu de chute de dominos, la mise en place est longue et le résultat terriblement court, souvent périlleux car la moindre erreur impose de repartir de zéro.
Nous avons ici investi un lieu très esthétique, le Magic Hall à Rennes, et avons tâché de nous y fondre avec une lumière franche pour raconter une insomnie. Marion y évolue face caméra, chantant comme on se confie à son journal intime.
Marion Mayer
Marion Mayer
Entre intimité et lyrisme maîtrisé, Marion Mayer trouve l’intensité avec simplicité. Sur scène où seul un batteur l’accompagne, elle tricote avec aisance et naturel des mélopées électriques, colorées par l’imaginaire d’une Americana fantasmée.
Sur ses deux premiers EP (Leave en 2014 et Together Alone l’année suivante), Marion Mayer épousait avec délicatesse les contours du folk Américain. D’une voix assurée et avec un grand sens mélodique, elle orchestrait des plans-séquences dans lesquels les fantômes de Nick Drake, Ricky Lee Jones ou Fleetwood Mac jouaient les figurants.
Cousine des romans de Jim Harrison ou des photos de Robert Adams, sa musique continue aujourd’hui de dépayser à la première écoute. Sans se départir de cette teinte West Coast qui marque sa singularité au sein d’une scène Indie-Folk française saturée d’élèves appliqués, elle emprunte aujourd’hui de nouvelles routes.
Comme elle, ses morceaux ont le cœur nomade et luttent contre toute forme de confort. Ainsi certaines ballades éthérées s’envolent progressivement et deviennent incantations psychédéliques sans jamais retoucher terre. Des titres qui se foutent de leur destination, jouissant des bourrasques comme des cassures harmoniques et qui montrent que pour Marion, seule compte la traversée.
Vincent Roux
Un univers folk inspiré par Neil Young
Un univers folk inspiré par Neil Young
INDIEMUSIC >>> Rarement, la compositrice aura été aussi confidente et câline ; mais, surtout, la chanson demeure à chaque instant portée, lors de cette errance dans des couloirs anonymes et des chambres immaculées, d’une pureté cristalline splendide et caressante, faisant naître entre l’auditeur et la musicienne un instant privilégié, ralenti et suspendu dans le temps. Trois minutes de face-à-face sensuel et mélancolique, où la proximité n’a jamais été aussi attractive.
L'AIRE D'U >>> Marion Mayer construit son univers folk inspirée par Neil Young, Bon Iver ou Nick Drake. Elle offre des mélodies chaleureuses qui pourraient être la bande son d’une fin de journée au bord de l’océan.

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