Serge Steyer réalisateur portrait

Serge Steyer

  • réalisateur

30 décembre 1961 à Strasbourg

Le parcours de Serge Steyer en tant qu’auteur et réalisateur commence dans les années 80. Rapidement, l’objectif de sa caméra et son regard de citoyen engagé convergent dans des projets documentaires. Si sa filmographie, forte de plus de trente films, comporte de nombreux portraits d’artistes (peintres, plasticiens, musiciens), les questions de démocratie locale et d’écologie tissent parallèlement la trame d’une œuvre qui a pour point de départ la rencontre déterminante avec Jacques Ellul, l’un des précurseurs de l’écologie politique, expérience dont il tire en 1993 Jacques Ellul, l’homme entier, qui connaîtra une très large diffusion. Cette quête autour des enjeux politiques sur fond d’urgence écologique aura ensuite pour principaux jalons un portrait, Jean-Marie Pelt, Le rêveur éveillé, en 2003, un manifeste de l’écologie au quotidien avec Vivre en ce jardin en 2004 et Huis clos pour un quartier en 2007, film qui dévoile les rapports de force entre élus locaux et professionnels de l’immobilier.
L’optique commune à ces films est une recherche de solution, une dénonciation de ce qui ne fonctionne pas, à travers une démonstration de la façon dont les intérêts privés s’opposent à l'intérêt général. Ces documentaires pointent également les blocages culturels qui empêchent de changer la donne. Dans En attendant le déluge, cette impasse est l’objet-même du film.
Depuis 2004, Serge Steyer a consacré une part grandissante de son temps d'abord à Films en Bretagne, puis à KuB dont il est le directeur général.
Fondateur d’un ciné-club au Bono dans le Morbihan, il a aussi été engagé dans diverses formes de l’écologie pratique.
Il a co-réalisé deux documentaires avec Stéphane Manchematin, Le complexe de la salamandre (2014), un portrait de l'artiste lorrain Patrick Neu, et L'esprit des lieux (2018), pendant sonore du premier, sur le travail du preneur de son Marc Namblard. Ce film reçoit en 2020 le Prix de l’œuvre audiovisuelle de l’année décerné par la SCAM.