Lecture publique

Le réalisateur Pierre-François Lebrun et le comédien Philippe Languille nous proposent de découvrir, à chaque édition du magazine culturel Le grand BaZH.art., une œuvre au travers d’une lecture.

Le book crossing est un phénomène sans frontières dont le principe est que les uns fassent circuler des livres en les lâchant dans la nature où ils peuvent être retrouvés et lus par les autres, qui les relâcheront à leur tour.

Édito : Serge Steyer

Auteur-réalisateur d’une trentaine de films depuis la fin des années 80, principalement des documentaires pour et avec la télévision publique (France Télévisions, Arte). Auteur d’articles et de dossiers papier pour Films en Bretagne, dont Photographie de l’activité cinématographie et audiovisuelle en Bretagne (2009) et Réinventons l’audiovisuel public (2013). Directeur ...

OTOK

de Lou Raoul

Otok est le journal de résidence de Lou Raoul à Split, en Croatie, fin 2013. Il traite des allers et retours incessants sur une série de dates, les mêmes. Lou Raoul, soustraite à son quotidien, confrontée à une culture autre, décrit son sentiment d'isolement (ou d'insularité - otok signifie île en croate) qui la submerge. Étrangère, et toute portée vers cet étrange. La langue, en premier lieu, qu'elle ne parle ni ne comprend. Si, au premier abord, il n'y a rien de spécial à dire des journées vécues , la réalité de la Croatie est plus profondément la question de la guerre, encore si présente.


Lou Raoul vit en Bretagne où elle est née en 1964. Depuis 2008, elle publie dans diverses revues (Verso, Décharge, N4728, Liqueur 44…). Son travail d’écriture, qui oscille entre prose narrative et poésie, se retrouve dans les chantiers qu’elle mène en spectacle vivant et en arts plastiques. Son livre, Most, a été publié par les éditions La Dragonne en juillet 2016. Otok est son dernier livre, sorti en 2017

L'ORDRE DU JOUR

d'Éric Vuillard - Prix Goncourt 2017

L’Allemagne nazie a sa légende. On y voit une armée rapide, moderne, dont le triomphe parait inexorable. Mais si au fondement de ses premiers exploits se découvraient plutôt des marchandages, de vulgaires combinaisons d’intérêts ? 
Et si les glorieuses images de la Wehrmacht entrant triomphalement en Autriche dissimulaient un immense embouteillage de panzers ? Une simple panne ! 


Une démonstration magistrale et grinçante des coulisses de l’Anschluss par l’auteur de Tristesse de la terre et de 14 juillet.     
L'ordre du jour de Éric Vuillard. (Éditions Actes Sud, Un endroit où aller)


Éric Vuillard, né en 1968 à Lyon, est écrivain et cinéaste. Il a réalisé deux films, L’homme qui marche et Mateo Falcone. Il est l’auteur de Conquistadors (Léo Scheer, 2009, Babel n°1330), récompensé par le Grand prix littéraire du Web - mention spéciale du jury 2009 et le prix Ignatius J. Reilly 2010. Il a reçu le prix Franz-Hessel 2012 et le prix Valery Larbaud 2013 pour deux récits publiés chez Actes Sud, La bataille d'Occident et Congo ainsi que le prix Joseph Kessel 2015 pour Tristesse de la terre et le prix Alexandre Viallate pour 14 juillet.

BELPHÉGOR

d'Arthur Bernède

Ce roman policier d’Arthur Bernède se divise en quatre parties : 1. Le Mystère du Louvre, 2. De mystère en mystère, 3. Le Fantôme noir, 4. Les Deux Polices. L’intrigue prend place au Musée du Louvre où un veilleur de nuit aperçoit une silhouette qui semble s’en prendre à la statue Belphégor, dieu des Moabites. Pourchassé par le gardien, le visiteur fantomatique disparaît. Pourtant le lendemain il se manifeste à nouveau, assomme un gardien, retrouvé mourant le lendemain matin à côté de la statue renversée. Une enquête débute, menée par l’inspecteur Ménardier pour découvrir quel est ce mystérieux rôdeur.


Né à Redon en 1871 et mort à Paris en 1937, Arthur Bernède est un romancier français, également connu sous les pseudonymes Jean de la Périgne et Roland d’Albert. Il a publié près de deux cents romans d’aventure et d’histoire, et créé des centaines de personnages, dont Belphégor, Judex et Mandrin. Il a également mis en scène Vidocq. Il a, de plus, lutté pour une plus juste reconnaissance des droits d’auteur et la rénovation de la Société des gens de lettres.

ÉCRIRE EN DEUXIÈME DIVISION

de Jeff Sourdin 

Pouvais-je leur dire que ma tournée de salons m'emmenait de Rentrées-les-oies à Verrues-les-Genoux ? J'avais dormi dans une roulotte en Mayenne, goûté de l'excellente terrine de lapin dans l'Orne et croisé Xavier Zwerskyx, l'étoile montante du scrabble français à Sorties-les-Poubelles. Quant à mon contrat, il ne comptait qu'un seul zéro. Le vrai. L'unique. 


Dans cette chronique décalée de l'écriture, le narrateur - Rubempré pour vous servir - livre ses impressions du monde littéraire vu-d'en-bas. Entre fantasme et résignation, rêves de gloire et inévitables déboires, l'écrivain de deuxième division se demande si le bonheur d'écrire ne se cache pas à l'abri du succès, en compagnie d'un boucher bougon, d'un maire envahissant, d'une voisine désirable et d'un chien encombrant. 

Né à Fougères (Ille-et-Vilaine), Jeff Sourdin a grandi à la ferme et a fait de cette enfance rurale l'un des matériaux de son écriture. L'auteur de Ripeur et du Clan des poissards vit et travaille désormais à Paris.

LES VALISES

de Seve Laurent-Fajal

Ce dimanche de 1982 dans le car qui emmène sa classe, Sarah n'est pas de bonne humeur. Sa meilleure amie, Josy, ne lui parle plus. Ce frimeur de Jérôme avec sa cour l'exaspère. Et ce voyage scolaire pour aller voir les barbelés d'Auschwitz est interminable. Mais sur place, devant un amoncellement de valises exposées dans une vitrine, elle est bouleversée. Un nom écrit à la craie sur l'une d'elles la saisit jusqu'au malaise : Levin. 


De retour chez elle, Sarah est déterminée à obtenir les réponses aux questions qu'elle se pose depuis toujours : qui est son père ? Pourquoi ne l'a-t-elle jamais vu ? Pourquoi sa mère est-elle incapable d'en parler ? 

Comédienne et chanteuse, Sève Laurent-Fajal partage son temps entre sa famille, ses spectacles et ses concerts, mais aussi l’écriture de chansons, de nouvelles et de romans. Elle a publié son premier recueil de neuf nouvelles Garde-robe, aux éditions de la Gidouille en 2014. Les Valises (2016, Gallimard-Jeunesse) est son premier roman.

UNE DANSE AVEC LE DIABLE

de Christophe Sémont

Après l'accident de sa fille, Mai se prostitue dans les rues de Bangkok pour le compte de Petchai, un boxeur raté qui croule sous les dettes de jeu de son père. Quand un tueur implacable s'en prend à eux, Petchai s'arrange pour faire entrer dans la danse Prachya Srimonju, un lieutenant de police corrompu jusqu'à l'os. Il est loin de se douter que ses actes ont enclenché une mécanique implacable, dont nul ne sortira indemne. On ne danse pas impunément avec le diable...


Sac au dos, Christophe Sémont a parcouru le monde en long, en large et en travers. Il en a tiré un goût immodéré pour les histoires, orales ou écrites, réalistes ou fantastiques. Depuis, il s'est marié, a posé ses valises en Bretagne et a eu deux enfants. Une Danse avec le diable, son deuxième roman, explore les bas-fonds d'une ville aussi complexe que dangereuse. Entre policiers corrompus, trafiquants de drogue et prostitution organisée, Bangkok est le théâtre d'une tragédie sanglante qui n'épargnera rien ni personne.

CAVALE

de Benoît Broyart

Paul rend visite à sa mère qui est internée suite à une tentative de suicide. Quand il l'a voit à l’hôpital, elle en profite pour s'enfuir avec lui. Après un trajet en voiture, une visite chez une amie, ils se sauvent à nouveau en apercevant la police. Ils prennent le train pour aller voir la mer. Mais Paul s'inquiète de l'état de sa maman. 


Il ne sait pas quoi faire et commence son questionnement personnel : est-il un traître s'il prévient son papa de l'endroit où ils se trouvent? Que faire pour aider sa maman?

Benoit Broyart est né à Reims en 1973. Son premier roman, Le corps en miettes, a été publié en 1999 dans la collection La Brune (Littérature générale) des éditions du Rouergue. En près de dix ans, une trentaine de livres ont vu le jour (notamment chez Thierry Magnier, Milan, Seuil), principalement pour la jeunesse. Depuis 2011, il développe en parallèle une activité de lecteur à voix haute à travers deux lectures-performances qui reprennent certains de ses textes : Les contes de la cabine et Cavale.

LA CHAMBRE DE VEILLE

d’Alexis Gloaguen

La chambre de veille a été écrit lors d’un hiver à Ouessant, dans le sémaphore du Créac’h, sur la côte nord de l’île. L’auteur évoque la verticalité du bâtiment qui s’organise autour d’une salle ouvrant sur l’océan, la puissance des éléments, le mystère des lumières, de la nuit, du vent et de la mer. A partir de ce lieu emblématique se développe, comme en cercles concentriques, un regard sur la géographie de l’île et de la vie de ses habitants.


Né en 1950 à Plovan (Finistère), Alexis Gloaguen passe une grande partie de son enfance en Nouvelle-Calédonie où lui vient le goût de la nature primitive. Rentré à Brest, il y mène ses études secondaires et, après avoir été titularisé comme instituteur, entame en 1970 des études de philosophie à l’Université de Bretagne Occidentale. Il enseigne cette discipline à Quimper, à Lannion, puis à Vannes. En 79-80, il fait de fréquents voyages en Cornouailles britanniques où il écrit sur les insectes et l’archéologie industrielle. Ces recherches fourniront la matière de Traques passagères. En 1980-81, il prend une année sabbatique pour écrire en Écosse ce qui deviendra Le pays voilé, récit de parcours au long des estuaires et dans les montagnes où il bivouaque, étudiant la flore et la faune sauvages. Les années 1980 sont largement consacrées à écrire sur la peinture et la gravure, à la suite de rencontres avec des artistes marquants dans ces domaines, ce qui permettra de nombreux et fructueux échanges. A partir de 1987, il s’installe avec sa femme, Marie-Pierre, et leurs quatre enfants à Séné (Morbihan). Parcourant les chemins de cette commune d’anciens marais salants, il écrit La folie des saules, trois récits consacrés aux étangs et à la nuit. En 1992, il part avec sa famille à Saint-Pierre et Miquelon pour lancer le Francoforum, nouvel institut de langue française tourné vers le Canada et les États-Unis. Il en est, pendant huit ans, le premier directeur et, par une action variée en faveur de la francophonie, participe à la diversification économique de Saint-Pierre et Miquelon, après le moratoire sur la pêche à la morue en 1993.
 À ce titre, il fait plusieurs voyages au Canada, aux États-Unis et au Japon. Lors de ces voyages, il écrit à ses moments perdus, ce qui donnera lieu à une trilogie sur les grandes villes canadiennes et états-uniennes, dont le premier volet, Les veuves de verre, est paru chez Maurice Nadeau en 2010. Parallèlement, il s’immerge dans la nature subarctique de Terre-Neuve où il étudie les ours pour Envol de l’ours paru en 1998, et fréquente le Grand Colombier, une île aux oiseaux au nord de Saint-Pierre. Paraîtront plusieurs textes liés à ces pérégrinations.
 Au fil des années, il tâche de rendre compte du lien unissant ces lieux à la parole poétique dans L’heure bleue, paru en 2004. Après les années Francoforum, il enseigne la philosophie, l’histoire et la géographie au Lycée de Saint-Pierre jusqu’à sa retraite en 2010, où il rentre à Silfiac en Centre-Bretagne. Durant l’hiver 2011, il est en résidence au sémaphore du Créac’h, sur l’île d’Ouessant. Le récit de ce séjour paraît sous le titre La chambre de veille (Maurice Nadeau, 2012). En 2014 sort chez le même éditeur Digues de ciel, le deuxième volet de la trilogie nord-américaine des Veuves de verre.

LA GRANDE VILLA

de Laurence Vilaine

Laurence Vilaine est une auteur française née en 1965. Après des études d’anglais et plusieurs séjours à l’étranger, elle s’installe à Nantes et se consacre à l’écriture (presse institutionnelle, guides de voyage, documentaires). En 2011 paraît Le silence ne sera qu’un souvenir, son premier roman. Son écriture prête la parole aux exclus, aux « invisibles » que la vie malmène, et tente de tracer un chemin pour écouter ce que dit et ce que cache le monde. 


Rédactrice pour différents supports de communication, elle est aussi l’auteur de guides de voyage et de documentaires. La Grande Villa paraît en août 2016 aux éditions Gaïa.

PRESSE
Pascale Pineau  Le courrier de l’ouest>>> C’est un roman empli de solitude, marqué par l’envie de vivre malgré le deuil. La Grande villa où débarque la narratrice, dès la première page de ce récit, va jouer le lieu de la réparation et de l’apaisement.
Les mots, l’écriture avaient déserté l’écrivaine – Laurence Vilaine – au lendemain de la mort de son père. C’est en revenant dans la Grande Villa – lieu de résidence à Marseille – que l’on va la voir reprendre pied au fil des jours, de moments de réflexion et aussi d’épuisement qu’elle atteint en effectuant essentiellement des longueurs en piscine. J’ai nagé cinquante longueurs de bassin sans pause, cinquante fois vingt-cinq mètres, me concentrer pour les compter m’a permis de ne laisser entrer que des chiffres dans ma tête. 
Vaux livre>>> Comment écrire avec des mots qui rêvent de partir en courant… Comment ferais-je de la littérature avec des mots qui ne répondent pas quand on les demande ? Mais peu à peu, la lumière revient, les mots s’articulent entre eux, trouvent leur place, les idées plus sereines continuant de s’enchaîner face à la mer et au vent. Un court texte débordant d’émotion, de tendresse et de poésie éclairé par le style et l’écriture.

STELLA(S)

de Nathalie Burel

Ce portrait d’une femme est terrible. Insidieux. On en vient à la détester, à l’honnir. Peut-être parce qu’on la voit à travers le regard de ses enfants. On la découvre sous différents angles, en sa présence ou en son absence. Ses abandons, son indifférence. On la découvre aussi parce ce qu’elle révèle de la nature humaine, par son influence sur les comportements de ses enfants.
Un texte sans compromis. Portrait brut qui petit à petit nous entraîne dans son sillage. Au risque d’y laisser quelques bons sentiments.

MANUEL D’EXIL

de Velibor Čolić

Fraîchement restauré, le foyer de demandeurs d’asile à Rennes me fait penser à mon lycée. Une grande porte vitrée, d’interminables couloirs, sauf qu’ici au lieu des salles de classe on a des chambres pour les réfugiés. Dans le hall central il y a une carte du monde avec les petits drapeaux du pays des résidents. La misère du monde s’est donné rendez-vous à Rennes en cette fin d’été 1992. Je suis accueilli par une dame aux énormes lunettes…


Né en 1964 en Bosnie, dans une ville qui aujourd’hui n’existe plus, Velibor Čolić travaille, de 1989 à 1991, comme critique littéraire et critique rock à la radio régionale de Modrica. En 1991, à l’arrivée au pouvoir du parti nationaliste, il est renvoyé de la radio. Recruté par l’armée bosniaque en 1992, il déserte et se réfugie en France où il est accueilli à Strasbourg par le Parlement des écrivains. Il collabore aux Dernières nouvelles d’Alsace avant de s’installer à Douarnenez. Manuel d’exil paraît en 2016 chez Gallimard.

MARCO PANTANI A DÉBRANCHÉ LA PRISE

de Jacques Josse

Combien d’hommes sombrent dans une tristesse torride en cherchant à rattraper leurs rêves qui se brisent dans les drogues ! Je me sens un ex dans tous les sens du terme. J’ai débranché la prise. Marco Pantani
Jacques Josse retrace le destin tragique de Marco Pantani, figure sensationnelle d’un cyclisme aux allures de société du spectacle. Pantani a marqué de son empreinte la sphère du cyclisme entre 1994 et 2003.


Enfant pauvre devenu cycliste de renommée mondiale, adulé, vénéré, il est vite rattrapé par les chutes à répétition, puis les scandales liés au dopage. Victime d’un système trop grand pour lui, et qui l’aura éjecté aussi rapidement qu’il l’avait porté aux nues, Marco Pantani décède a 34 ans, d’une overdose de cocaïne. Il reste présent dans la mémoire collective.
Non mais vraiment qu’est-ce qu’il t’a pris / d’aller mourir a Rimini / tu allais plus haut, plus vite que les autres / j’espère que tu n’as pas raté le paradis. Didier Wampas, Rimini.
Économe et factuelle, l’écriture de Josse fonctionne sur le mode du reportage. On court de page en page au fil de chapitres courts. Un récit où tout s’enchaîne très vite, à l’image du parcours d’une personnalité aux multiples facettes. Son écriture est à la fois chaleureuse et sobre ; chaleureuse par une humanité qui ne se dément jamais, une compassion tout en pudeur qui donne à voir, à partager le sort des autres, le cœur humain ; sobre par une économie de mots pleine du respect de ce qu’elle traite.   Jean-Claude Leroy, Médiapart

LA CHAISE NUMÉRO 14

de Fabienne Juhel

Nous sommes près de Saint-Brieuc à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Un commando de cinq maquisards déboule avec fracas devant l’auberge de Victor Salaün dans une jeep de l’armée américaine. On les appelle les nettoyeurs. Ces jeunes à l’esprit revanchard sont prompts à condamner tous ceux qui ont collaboré de près ou de loin avec les Allemands. Aujourd’hui, ils viennent tondre Maria ; celle qui a couché avec un lieutenant allemand, client de l’auberge. 


Antoine, le chef du commando prend cette mission particulièrement à cœur puisque Maria, son amour de jeunesse, s’est autrefois refusée à lui. Lorsqu’elle arrive dans la cour, vêtue de la robe blanche de fiançailles de sa mère morte en la mettant au monde le 5 mai 1922, en étalant comme un défi sa longue chevelure rousse flamboyante souvent méprisée par les vieilles bigotes, c’est une martyre et non une putain qui transfigure les yeux de l’assistance.
Pour autant, personne ne va s’opposer à son humiliation. Soit par peur des représailles, soit par esprit de vengeance pour faire suite aux temps difficiles de l’occupation allemande.

Fabienne Juhel, née en 1965 à Saint-Brieuc, est professeure de Lettres dans les Côtes-d’Armor.
Son enfance dans la campagne bretonne inspire l’atmosphère de ses romans. La Verticale de la lune, son premier roman, paru chez Zulma en 2005, est remarqué pour son onirisme et sa poésie. En 2009, elle obtient le Prix Ouest-France Étonnants Voyageurs pour À l’angle du renard (Le Rouergue 2009).

LES 12 TRAVAILS D’HERCULE

d’Arnaud le Gouëfflec

Comme son nom l’indique, Hercule est un grand costaud, et travailleur avec ça ! Pour subvenir à ses besoins et à ceux de son ami Joseph, tombé en dépression, il multiplie les petits boulots : videur de boîtes de nuit, homme de ménage, porteur de dictionnaire, visiteur de maison de retraite, et surtout déménageur de piano. Et ce n’est pas parce qu’il fait des lapsus à chaque phrase, qu’il confond les pluriels et se prend les pieds dans le tapis de la grammaire qu’il en nourrit des complexes : il lit, parfaitement, à commencer par son récis de mythologie dont vient son prénom et qui l’inspire dans la vie. Le reste du temps, il se rend disponible pour ces dames.
Car Hercule est doté d’une santé de fer en même temps que d’une virilité sans faille. Mais, comme il le dit lui-même : « la fesse, ce n’est pas tout dans la vie. » L'ouvrage Les 12 travails d'Hercule est édité par Coop Breizh. 

Arnaud le Gouëfflec est un écrivain, scénariste de bande dessinée et musicien né en 1974. 
Il vit à Brest. Il cultive un univers baroque et décalé, qu’il décline à travers romans, chansons, scénarios et expérimentations diverses. Son premier roman, Basile et Massue (l’Escarbille éd.) a été remarqué à Chambéry et dans plusieurs festivals. Il est l’auteur, avec Laurent Silliau, du Bestiaire secret de Lord Bargamoufle (Ginkgo, 2006), et du scénario d’une bande dessinée, Vilebrequin (dessins : Obion), parue chez KSTR (Casterman) en 2007.  Il a parallèlement enregistré plusieurs disques, dont le dernier, A dreuze (L’Église de la petite folie, 2007) avec son « Orchestre préhistorique ». Il est également un des fondateurs du Festival invisible, rendez-vous brestois des musiciens inclassables.

LES ÉTRANGÈRES

d'Irina Teodorescu

Joséphine est une petite fille à la fois roumaine et française – privilégiée, car elle peut circuler librement sous le régime communiste, mais rejetée car elle est étrangère à Bucarest comme à Paris.
Joséphine s’interroge : peut-on être amoureuse de sa professeure de violon ? Puis elle devient photographe, connaît le succès. Et rencontre Nadia…


Irina Teodorescu est roumaine, née à Bucarest en 1979 installée en France depuis une douzaine d’années ; elle écrit en français. Après un recueil de nouvelles (Treize, éditions Émue) et La malédiction du bandit moustachu, son tout premier roman, elle signe aujourd’hui Les étrangères.

Ouest France>>> Une petite musique faite de malice, d’énergie et de soif de vivre qui font la marque de fabrique de l’écrivain.  
Radio Souvenirs FM>>> J’ai adoré l’écriture parfois fluide, parfois hachée, selon l’intensité de la passion, effleurant le magique et le fantastique d’une manière si évidente… Très jolie et puissante allégorie sur le processus de création qui se nourrit de l’âme de l’artiste jusqu’à parfois le vampiriser.      
Metropolis, Arte>>> En deux livres, Irina Teodorescu a conquis la scène littéraire française. Deux merveilleux petits joyaux composés de personnages fous et de folles histoires.     
Le Soir>>> Joséphine, passée du violon à la photographie, et Nadia, danseuse chorégraphe, ont quitté ensemble la Roumanie pour des aventures artistiques à succès, qui rongent le socle de leur amour. Et le tourbillon de la gloire les éloigne dans des spirales où le sens du mot « liberté » diverge.   
Livres Hebdo>>>Une fantaisie mi-candide, mi-grave, des motifs empruntés à l’imaginaire des contes. Et une nouvelle fois, Irina Teodorescu fait montre d’une entraînante énergie narrative.     
actualite.com>>> Un monde très coloré, tantôt réaliste tantôt presque irréel et imaginaire, avec une légèreté, une grâce toute primesautière, dont l’écriture se fait habilement l’écho, à la fois fluide, pleine d’enchantement, de fantaisie et de sensibilité.    
Librairie Mille et une pages>>> Belle histoire d’amour. Très sensuelle. Avec des mots qui dansent comme Nadia.    
Librairie Terre des livres>>> Dans ce nouveau roman aux allures de conte qui dépeint ce qu’est une enfance dans un pays communiste, l’auteure roumaine, de sa plume délicieuse et espiègle, nous joue la partition d’un amour absolu, sensuel et sauvage. 
Marie-Neige Berthet, Secrétaire générale de l’ADELF>>> La construction est subtile, et l’écriture vraiment envoûtante. Le passage d’une écriture pas vraiment ponctuée (comme dans Cent ans de solitude) à des notations courtes et brutales est d’une efficacité redoutable.    
Parallèles>>> Cette passion dévorante et destructrice entre ces deux femmes, Irina Teodorescu la sublime avec une puissance évocatrice libre et sincère, tout en sensualité. Elle confirme ici son talent avec ce deuxième roman, dans un ton très différent. Cette dame a de la ressource et n’a pas fini de nous étonner !     
Le Courrier de l’ouest>>> Irina Teodorescu offre ici un récit espiègle, plein d’obsessions, d’angoisses mais aussi d’une grande sensibilité. […] Elle maîtrise son récit comme une magicienne, bluffant au fil des pages ses lecteurs.    
La Montagne>>>Une conception farfelue [de la réalité], mais qui cache dans sa loufoquerie des thématiques universelles, mises en écriture de manière touchante et juste, vibrante, humble et sensible.     

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