Écoper la mer

habitantes de l'ile d'yeu

Une île ça se mérite ! est-il dit au générique, alors enfilez vos gilets mesdames et messieurs, car vous voilà embarqués sur le frêle esquif du cap’taine Patrice Gérard.
Il y a vingt ans, le réalisateur s’était lancé dans la chronique de l’île d’Yeu, la plus éloignée de la façade ouest de la France, hors du temps. C’est dire le saut vertigineux que son feuilleton À d’Yeu vat nous fait faire ! Si entre temps d’aucuns ont dû passer l’arme à gauche, ils sont bien vivants les gars de l’île, dans cette série à déguster posément. Ils portent des surnoms qui remontent à l’enfance, approchés par un auteur qui se repaît avec gourmandise de cet esprit de naguère, quand le temps n’était pas encore compté au centième, que la vie se déroulait entre la cale et le bar de l’escadrille, au rythme des marées.
Dégustez donc ça, et tendez l’oreille car des pépites il en sort, de la bouche de ces héros ordinaires… D’Yeu soit loué !

A D'YEU VAT

de Patrice Gérard (2000 - 10 x 13’)

4. Le diable dans l'île

À l’Île d’Yeu, on est d’une famille, d’un hameau, d’un bateau… On se croise sans cesse, on peut se frotter, mais faut pas se heurter . Une île, c’est un grand terrain de jeux, pour petits et grands, mais à être trop les uns sur les autres, parfois le diable s’en mêle…

3. L’œil du poste

Voir son mari partir en mer, c’est une chose. Mais quand les enfants partent… les mères et les femmes de marins ont du chagrin. Encore aujourd’hui, il y a le fax pour recevoir des nouvelles. Mais autrefois, il n’y avait que l’œil du poste qui en se rétrécissant nous indiquait que le père allait nous parler. N’empêche, quand David, 13 ans, revient de sa première marée après 31 jours de mer, il pourra dire : moi, le thon, j’y étais !

2. Faut m'appeler Jules

On n’est pas sérieux à 95 ans, et personne n’a empêché le père Berlivet de prendre la mer et d’aller à la pêche seul sur son petit canot à moteur. Il est arrivé en 1918 à 13 ans sur l’Île d’Yeu pour faire le maquereau . Aujourd’hui, il est le plus vieux marin et il prend le temps de goûter la vie. Il a raison Jules, faut ralentir. Pendant ce temps, Germaine nous révèle sa vraie nature. Un sacré tempérament cette Germaine !

1. Une île ça se mérite

C’est dur à atteindre une île, surtout quand on décide d’y aller avec un bateau acheté sur photo. Une fois arrivé, il faut savoir se faire accepter. Si on vous donne un surnom, vous avez réussi votre premier examen de passage. Ce surnom, c’est comme une seconde peau. Il ouvre des portes. Cela permet de monter sur leur bateau. Mais vous n’êtes pas capitaine pour autant. Il y a du pain sur la planche…

>>> une série documentaire produite par Point du Jour

Un an sur une île

INTENTION

Yeu, une île au large des côtes vendéennes. J'y ai passé un an en compagnie de ses habitants, au fil des saisons. Les saisons conditionnent la vie sur l'île. Au printemps, elle se réveille, les pêcheurs arment leurs bateaux pour les campagnes d'été. L’été, l'île est bouleversée par l'arrivée massive des vacanciers. À l'automne, les îliens se retrouvent entre eux et font leurs comptes. L'hiver, l'île retrouve son isolement. Les portraits se croisent au fur et à mesure que les histoires se nouent et se dénouent.

Ce feuilleton expose avec naturel et simplicité le cheminement de chaque histoire et du vécu de Jules, Germaine, Christophe, Gilles, Dédé, Marco, Pascal, Jacqueline et les autres... C'est l'histoire de leur vie au quotidien, leur joie, la solidarité des gens de la mer et quand le moral n'y est plus , on se retrouve devant un verre avec les copains, on rêve, on chante, on s'évade... et la bonne humeur revient !

Le sentiment d'être ailleurs

REVUE DU WEB

OUEST FRANCE >>> Une bien belle déclaration d’amour. Ces images correspondent à toute une époque : La fin de la pêche au thon, c'est une sacrée page qui se tourne. Patrice Gérard, dit Gainsbard, aime l'île d'Yeu et ses habitants. Pendant une année, il a collecté témoignages et instantanés pour des chroniques empreintes d'une douce mélancolie. Du cinéma au bon goût salé.

RTS, Passe-moi les jumelles >>> C’est l’île la plus éloignée du continent en Océan Atlantique. Ici on est ailleurs. On oublie un petit peu ce qui s’y passe. Les gens sont tolérants, gentils, ils savent accueillir. Y’a matière à venir faire un petit tour...

LES ÉCHOS >>> Il y a des gens qui ont revendu leur maison de l'île de Ré quand le pont a été construit, pour acheter sur l'île d'Yeu, rapporte Marietta Turbé, gérante de l'agence immobilière. Le pont de l'île d'Yeu n'existera jamais. Dix-sept kilomètres séparent la Vendée de la perle de granite détachée des îles bretonnes.

TV VENDÉE >>> Les islais disent : le monde n’est pas en adéquation avec ce qui se passe sur l’île malheureusement.

CRÉDITS

écrit et réalisé par Patrice Gérard

image Philippe Baron, Hélène Blanpain, Patrice Gérard, Nausicaa Hennebelle, Laurence Ketterer, Guillaume Martin, Igor Ochronowicz, Philippe Tabarly
son Thierry Carreaux, Corinne Gigon, Emmanuel Lerouge, Guy-Robertson Rabarivelo

montage Hélène Blanpain, Marion Chataing
post-production Anne Rennesson, Daniel Baer, François Huche
mixage Pascal Coulombier

une coproduction Point du Jour et France 3 Ouest
avec le soutien de la Région Pays de la Loire et du CNC
remerciements à tous les habitants de l’île d’Yeu

ESPACE PARTICIPATIF

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