edgar imbault

Edgar Imbault

  • réalisateur

 La difficulté avec les histoires tristes, c’est de ne pas tomber dans le pathos. Pour Pady, j’ai réalisé une petite fiction à l’image du groupe, les Slow Sliders, mélancolique et décalée.
J’avais notamment en tête le film Wrong de Quentin Dupieux (l’histoire d’un type qui a perdu son chien, et qui se met à la télépathie pour le retrouver). L’enjeu était d’y ajouter un peu d’humour, de coller à l’univers du groupe.
Le tournage s’est déroulé sur deux jours, avec les moyens du bord : une petite caméra, un masque de chien acheté sur internet, le groupe et les copains pour jouer la comédie.
Pour moi qui vient plutôt de la technique, c’était l’occasion d’expérimenter un travail de direction d’acteur. L’objectif était d’arriver à un personnage hybride, qui combine un comportement humain à une dégaine canine. Simon, qui joue ce rôle d’homme-chien, a dû endurer le port d’un masque étouffant rendant la communication difficile. Mais il a parfaitement compris ce que j’attendais de lui.
Gauthier, qui s’est occupé du montage, a passé un certain temps à trier les heures de rushes (souvent tournés à la sauvette) et a su rester fidèle à l’histoire que je souhaitais raconter tout en apportant de nouvelles idées, avec le recul nécessaire.

Arrivé à Brest en 2013 pour des études d’image et son à l’université de BrestEdgar Imbault travaille aujourd’hui essentiellement en tant que perchman et ingénieur du son pour des courts métrages et des documentaires. Depuis son film de fin d’étude Tant qu’il restera du super, il essaie de se consacrer également à l’écriture et à la réalisation de fictions.
Tant qu’il restera du super est un road-movie dans lequel il aborde aussi avec mélancolie, la perte d’un être cher, sur un ton absurde car en l’occurrence il s’agit d’une voiture.