Apocalypse soon

« Le Rogue » de Léo Dazin

Curieux film que ce Rogue, formellement sophistiqué, narrativement épuré, et cependant pétillant d’humour et de dérision. Un humour noir et absurde, à l’anglaise. Deux compères - réminiscence de Don Quichotte et Sancho Pansa - se préparent à affronter le déluge, du haut d’une falaise bretonne, face aux vents qui forcissent… Mais ce ne sera pas encore pour cette fois. Si le cataclysme est différé, ce n’est que pour approcher un autre abîme : le chaos totalitaire. Quoi qu’il en soit, la fin est proche.



Une page en partenariat avec le Festival du film de l’Ouest 

KuB est partenaire du Festival du film de l’Ouest et y décerne le Prix du meilleur clip, en partenariat avec le Grand BaZH.art.

Organisé par l’association Courts en Betton, le Festival du film de l’Ouest, événement grand public, est une vitrine régionale des talents émergents, et un espace d’accompagnement, de formation et d’information pour les plus jeunes. Le festival promeut la jeune création cinématographique en Bretagne, celle qui entreprend, ose et expérimente, réinvente les moyens de produire un film et renouvelle les démarches d’écriture.


cinéphilie

LE ROGUE

un film de Léo Dazin (2013 – 12’35)


>>> une production Equinok Films

PRIX ET SÉLECTIONS

Diffusion au festival Travelling / Sélection au festival itinérant Fenêtre sur court / Sélection au festival Amateurs Nés et prix spécial "Cagoule" décerné par le président du jury, Charlie Mars / Sélection au festival Courts en Betton / Sélection au festival Cinémabrut / Sélection au festival du film artisanal et audacieux / Sélection au festival international du cinéma libre de Hambourg / Sélection au festival "L'instant Café Clap"

AFFICHER LA COULEUR

INTENTIONS

Le Rogue est un objet bâtard, fruit d'un triolisme entre des inspirations littéraires, des envies visuelles et un rejet viscéral pour l'un des canons esthétiques du cinéma d'auteur français : le naturalisme. 
En m'inspirant d’une littérature impertinente - Rabelais, Diderot, Cervantès - j’ai essayé de reconstituer une atmosphère dans laquelle le récit et les diverses séquences du film susciteraient chez le spectateur un plaisir lié à l’invraisemblance des évènements. Une partie de ce récit a été imaginée suite à une expérience concrète. Pendant mes études je fréquentais des militants politiques, une phrase m'avait alors marqué : « Je ne l'aime pas, je ne l'identifie pas politiquement ». De là sont nés les chasseurs colorés du film, qui exigent que l'on « affiche la couleur ». 
La créature éléphantesque du Rogue est quant à elle empruntée au roman Les Racines du ciel de Gary. Le livre met en scène un rogue - un éléphant blessé et incontrôlable – que les protagonistes chargent de symboles divers et variés. Ou mieux : l'éléphant est un symbole commun aux hommes mais il ne suscite pas les mêmes interprétations. 
Dans Le Rogue il s’agissait, pour qui y est disposé, de provoquer chez le spectateur des impressions : impressions de jeu, de malaise, d’humour, d’absurdité, de violence…

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